vendredi 28 décembre 2007

Les rois de la pioche

Aujourd'hui, le gratin de la glace mondiale s'était donné rendez vous au vallon du Diable (Ecrins)

Une petite sortie entre deux festins : Noel est derrière nous, le jour de l'an approche.
Pas grand monde sur le parking ce matin. Après une remontée dans le froid vallon du Diable, nous jetons notre dévolu sur une ligne du versant Nord.

Ce n'est jamais évident de se remettre à la glace : les bras, les jambes, la tête oublient vite d'un hiver sur l'autre. C'est sans doute ce qui différencie la cascade de glace du vélo ;o)


Moi qui n'avait rien fait en cascade depuis deux ans, la reprise s'est faite en douceur. 4 belle longueurs pas trop dures dans le 4, avec une petite section bien raide au milieu, il n'en fallait pas plus pour s'impregner à nouveau.

Derrière moi, les quarks s'affolent et me poursuivent : Xav et Nounours entrent eux aussi dans la dance.

Une belle journée d'hiver, un petit café à La Cordée chez Marie Claude et hop, il n'y a plus qu'à rentrer se doucher.

Les jours qui suivent s'annoncent chargés : deux jours en Beaufortain, deux jours à Argentière pour le nouvel an... Dire qu'il va encore falloir boire et skier! Dur!

Bientôt des comptes rendus, si ma réinstall de Windows continue de bien vouloir me laisser publier. D'ici là, amusez vous bien, ne soyez pas sages, et a l'année prochaine. Enjoy!

dimanche 16 décembre 2007

Rocher des 3 doigts - face nord ouest

On ne change pas une équipe qui gagne! De la poudre et deux amis : on file cette fois vers le nord de Belledonne, côté Maurienne. Envie de grands espaces et de grandes pentes. Nous serons servis.





L'itinéraire sera sauvage : montée au Rocher des 3 doigts, mais plutôt que de se les cailler en fond de combe, nous passons versant sud dans un vallon perché et sauvage comme le nord de Belledonne en recèle. Alors que les classiques sont surchargées de skieurs, nous traçons ici dans une poudre vierge de toute trace.


Ce valon perché recèle de trésors en versants nord dont un petit aperçu est donné ci-contre. J'ai pris quelques photos ici où là de ce magnifique versant sauvage, à ma connaissance très peu parcouru, et pourtant splendide. Tout ça est archivé, il y aura très certainement quelques sorties dans ce coin là dans un avenir proche ;o)



Du bleu, du bleu, de la neige bleue, du ciel bleu, des hommes bleus. Ce valon est un miracle touareg. Où est le ciel, où est le fond?
Mystère.




Arrivés en haut, nous basculons sur le flanc nord ouest du rocher des 3 doigts. Du fait de la longueur de notre itnéraire d'accès, nous sommes assez tard au sommet. Du coup, la montagne s'est vidée et nous l'avons pour nous tous seuls.





Boum! Séance photos dans le soleil rasant de la fin d'après midi. Neige de cinéma, pente vierge, pente régulière.




L'office du tourisme du coin a placé ça et là quelques tremplins dont nous nous jouons, amusés et heureux comme des mômes.











Si ce n'est pas de la poudre froide d'hiver, ça y ressemble méchamment. Comme dit Nounours : "y'à qu'à bouger les oreilles et ça tourne tout seul"


Puisque la montagne semble à nous, nous en profitons.

Entrés dans l'ombre du fond du vallon, la neige reste encore froide bien que nous retrouvions les traces de nos prédécesseurs.

Passés aux pieds du couloir du Vallorin, je constate avec surprise que seules deux traces y sont. En tous cas, il est gorgé de poudreuse qui n'attend plus qu'un skieur de semaine pour aller s'y amuser. Avis aux amateurs!

Pour le reste : une superbe sortie en boucle, du très bons ski de pur plaisir dans ces grands champs ouverts, et plein d'idées sur des faces nord aperçues ici où là... Encore de beaux projets en perspective.

Granier ouest

Non rassasié par la sortie de la veille, je propose en ce samedi à Carine et Nounours de retourner skier en Chatreuse. Quand ce massif est chargé de neige comme en ce moment, il faut en profiter.
Nous partons donc au Granier, un très bel itinéraire peu difficile, mais où le ski et l'ambiance sont excellents. Une des plus belles sorties de Chatreuse à mon goût.






Depuis La Plagne, nous remontons les bois de l'épaule ouest. Passés au dessus de la mer de nuage, le spectacle du givre qui fige là forêt est féérique. Je regrette de n'avoir que le petit appareil photo pour ne pas pouvoir capturer les lumières du soleil rasant. Tout est figé par ce froid de décembre.






Nous non! Une fois reglés au téléphone les ennuis techniques qui plombent les bases de données d'Euromaster (et oui, on est comme ça nous!) on revient à des choses plus sages. Surtout Nounours.











Et hop! Plongée dans ce versant ouest chargé de poudre. Le privilège du jour : pas de trace devant nous. J'en suis surpris d'autant que tous les grenoblois s'agitent en Chartreuse quand les conditions sont comme ça. A croire que cette course n'est pas à la mode. Tant mieux pour nous, tant pis pour vous.






Dans le couloir médian, bien qu'extrêmement soufflé et pauvre en neige, l'ambiance entre falaises et pins suspendus est toujours aussi belle. Il n'y manque que la lumière d'une fin de journée d'hiver. Il faudra y revenir avec le reflex en poche...



La suite? une trouvaille monumentale (je ne vous dirai pas où :o) dans la forêt de l'épaule ouest qui permet un ski démoniaque jusqu'aux prairies du bas. Là, la poudreuse est encore bien froide, et il n'y a plus qu'à se laisser glisser jusqu'aux maisonnettes de La Plagne.

Deuxième fois que je vais au Granier par là. Certainement pas la dernière, d'autant que la "trouvaille" améliore grandement la descente.
Et dire que ça devait être surtracé au Charmant Som ;o)

samedi 15 décembre 2007

Trilogie chatrousine

Vendredi matin, montée sur les flancs Est de la Chartreuse pour tenter de skier trois couloirs parallèles repérés par Manu depuis l'autoroute de la vallée. Je les avais vus aussi, lui a poussé le vice jusqu'a venir voir en été si ça passait...


Dixit Manu "ça passe, c'est sûr". journée découverte donc puisque ces couloirs ne figurent pas à notre connaissance dans un topo. Partis des Prés, nous remontons tranquillement jusqu'au col de l'Alpe dans une trace de la veille. Merci à cet inconnu de nous faire économiser des forces (pour la suite :o)



La tactique est d'attaquer le premier depuis le haut, puis une fois en bas, de remonter les deux autres puisqu'on sera aux pieds. Un peu d'hésitations pour trouvrer l'entrée (manu est venu en été...) et zou, on se lance. On verra bien.






On attaque en pente douce, tranquilles tout de même car pas trop sûrs de nous. Dessous des falaises de quelques dizaines de mètres rayent la face. Il faut donc trouver la bonne entrée.




C'est presque ça... On entre un peu trop à gauche, ce qui nous vaut un petit rappel par une boite aux lettres, et dans un a ambiance du tonerre






La suite nous gratifie en grosse poudreuse froide, dans laquelle on se lache un peu plus car nous sommes désormais dans le bon couloir. Enfin on éspère!




Le couloir plonge, mais tourne peu à peu vers l'Est. C'en est fini de la bonne neige, car le soleil chauffe étonamment ce matin, plus que nous le pensions. Le bas est franchement scabreux, il s'en faut de peu pour que nous ne posions pas un deuxième rappel. Dans notre dos, les coulées commencent à débouler, il est temps de s'achapper.


Couloir n°2 : échaudés par notre descente en Est, nous partons vers le couloir le plus encaissé des trois et tentons, comme nous le pouvons, une remontée dans ce bazar. L'épaisseur de neige nous scotche sur place, et nous brassons jusqu'au ventre pour remonter. Je pense quon doit fair du 1 mètre/minute. ça brasse, ça brasse, et nous ne sommes pas trop de trois pour nous relayer.


Celui-ci, nous ne le sortirons pas : sur le haut, un ressaut en glace plaquée sur des dalles nous bloque car nous n'avons ni piolet ni crampons. Dommage...

On redescend en un ouf! les longueurs péniblement gagnées à la montée dans une poudre abondante, et quitte à être là, nous repartons dans le troisième couloir qui maintenant est passé à l'ombre. Et vlan, rebelote jusqu'à la taille. Ce n'est plus du ski, c'est de l'apnée!



La neige n'y est pas très bonne aux endroits ayant pris le soleil. Ailleurs, c'est jusqu'au ventre que l'on enfonce. Les buldozers avancent tant bien que mal, mais avancent.

Un casse croûte et quelques courbes en versant ouest, puis nous redescendons ce troisième et dernierr couloir, alternant neige froide est neige lourde en phase de regel.

Nous nous lâchons finalement dans la forêt gorgée de fraiche qui nous ramène aux Prés.

Les cuisses tirent. Le brassage de ce jour a laissé des traces qui font mal dans le ski technique qu'impose la forêt.

Trois couloirs pour un ski insolie sur ce balcon de Chartreuse. merci aux compères pour cette belle journée découverte, et merci à Manu pour les repérages... "ça passe là, c'est sûr" ;o)

D'autre sommentaires ici

lundi 10 décembre 2007

Aux sources

Premières glisses de la saison en Beaufortain.
J'ai en effet "quelques attaches" là bas, on va dire que c'est un peu mon fief :o) Je n'y avais pas encore trainé les skis cette saison, il était temps de réparrer l'erreur.

Week end poudreuse et feu de cheminée, à vrai dire je pense qu'il y a pire.

L'algorythme etait : ne pas monter trop haut (neige soufflée) et ne pas partir de trop bas (neige humide). entre les deux, une sous couche en béton armée recouverte de 30 a 50 cm de poudre.


Pas de photos de "gros ski" cette fois ci. Des photos des bucoliques alpages, et du ski de chalet en chalet comme seule cette vallée sait en proposer. Je pars avec Julie "grenouiller" au dessus du Planay, joli coin abrité du vent qui permet à Julie de chausser ses raquettes et de profiter de ma trace.






Le ciel est bouché, le soleil perce à peine mais peu importe, le terrain et les sapins posés ici et là se prêtent à merveille à cette ambiance ouatée.

Les quantités de neige deviennent rapidement impressionnantes pour un début décembre. Entre 1300 et 1600m, on passe presque du simple au triple. Pas de trace devant nous, la montagne a décidé d'être déserte.


Passé le hameau de Plan Villard, j'abandonne Julie et pars tricoter au dessus, entre légette du Mirantin et Roche Plane. La trace est fatiguante a faire tout seul mais qu'importe, c'est trop bon pour s'arrêter.
Une classique mais toujours efficace quand la nivologie craint un peu : montée à la cote 2000m depuis La Dray, plongée au nord dans la combe de la Frasse, remontée à Roche Plane, gavade en face sud jusqu'au fond de la combe (oh là là là là, personne avec moi pour les photos???) , remontée à la cote 2000m, retour au Planay par les immenses champs de poudre dominant Plan Villard. Ouf!
Pas une trace. Pas un cm de mauvaise neige. Pas une photo non plus ;o) "ma" vallée m'a fait la fête, en secret ...

dimanche 2 décembre 2007

Mont Pellard, couloir nord ouest

Innatendue que cette journée... Innatendue mais oh combien délicieuse! Jo, Lio et Manu m'embarquent avec eux vers les aiguilles d'Arves.



Nous filons vers Le Chalmieu. J'étais venu là l'année dernière avec Nounours et Carine, et c'est vrai que la route monte jusqu'a 1800m, et débouche sur des prés tout dodus d'herbes grasses, détail important quand la neige n'est pas abondante. Bon plan donc!



La montée démarre tranquille, dans une neige maintenue bien froide sur ces douces pentes orientées nord. Le soleil n'est ici pas franchement pesant. Un petit coup d'oeil en face sur la crête de Chenallin et ces beaux petits couloirs...il faudra revenir un jour de
grosse neige.


A propos de grosse neige : tiens c'est drôle, toutes les pentes nord ouest sont en grosse et grassse neige, en poudre bien froide comme on aime. Comme si le vent violent n'avait ici jamais eu prise... Soit!


Nous skierons donc en Nord Ouest ; faut pas contrarier dame nature


Et c'est parti! Skis sur le sac, comme on aime, nous partons titiller un petit couloir qui remonte en face nord ouest du Mont Pellard. Celui-ci est rempli à souhait, et c'est tout heureux que nous brassons jusqu'a mi cuisse. Début de saison, les remontées de couloirs sont toujours un peu plus lourdes qu'au printemps. Les cuisses ont oublié ;o)







Ca monte, ça monte, la poudreuse nous déborde de partout. Un pic nic sur le versant Est, abrité du vent, et nous replongeons aussi sec dans ce couloir qui n'attend que nous.



Poudre froide, poudre légère, poudre abondante.









Allez : confessons que sur 50 mètres, on ne se lache pas trop car les pierres ne sont pas loin. Ce qui est bien, c'est que ça oblige à mettre les skis dans l'axe de la pente... Yahoooooo, banzaï!








La suite n'est qu'une indicible orgie. Les pentes ouvertes du pied de la face nous tendent les bras. Ca tombe bien : guidé par une bonne étoile, j'ai cette fois pris mes vrais skis et laissé les skis cailloux à Grenoble. Je me régale de les retrouver

Ci contre, notre couloir qui débouche au col sur la crête. Sous la flèche rouge, pour les bons yeux, on devine les restes de l'orgie :o))))

Un beau coin, sauvage, une vue splendide sur l'envers (?) des Aiguilles d'Arve, personne dans les pentes, et une super neige inespérée : merci Jo, Lio et Manu d'avoir fait mieux que "sauver" ma journée. Et au passage, un curieux nom donné à cette brèche non dénommée sur la carte IGN : "la brèche de la truelle"... Mais c'est quoi ce nom débile???? Manu, tu as la réponse? ;o)

samedi 1 décembre 2007

Il faut que ça tombe

Pas grand monde ce vendredi matin au Lautaret. Bien qu'étant seul, je me motive pour reprendre la route vers ce col, un des rares endroits où l'on skie à la voiture en ce début d'hiver.

Je ne crois plus a la poudreuse en face sud, aussi je pars vers les versants nord du Combeynot Est. Je visais le couloir en virgule.
C'est en fait le vent qui me vise; ça souffle vraiment dur au col, et je commence a craindre pour la qualité de la neige.



De vieilles traces me confirment que le vent a soufflé depuis quelques jours déjà.

Le Vallon de la Liche (quel beau nom!) est moins exposé que le col, mais le vent a quand même ici aussi fait son effet. Alternance de poudre tassée et plaques soufflées, pour la poudreuse de rêve, c'est fichu. J'atteind le pied de la face sommitale en repérant bien la structure de la neige pour tenter de profiter au maximum de la poudre qu'il reste à la descente. Sur le haut, ça se gâte : ce n'est plus du vent mais de la tempête qui se déchaine, et des nuages de neige tourbillonnent de partout sur les 200 derniers mètres. Du coup, je décide de m'arrêter là, l'alti indique 2850m.


Je boucle mes affaires dans la tourmente et j'encape jusqu'en bas. Dans ce genre de neige, la "lecture" est essentielle si on ne veut pas se manger les spatules dans le nez. L'alternance de poudreuse et neige croutée n'est en effet pas si simple a négocier proprement.

Cette combe reste malgré tout magnifique, avec une pente régulière de haut en bas sur plus de 1000 mètres. Je la conseille d'ailleurs aux surfeurs car le terrain s'y prête vraiment bien.

Bon, finalement, j'étais quand même mieux là qu'à Carrefour! Par contre, il faut qu'il reneige car ça devient compliqué.

La bonne nouvelle? Toutes les lignes de glace vers La Grave et les Fréaux sont formées... Miam!!! Encore quelques jours de froid, et ce sera bon.

dimanche 25 novembre 2007

Pic Noir du Galibier - sud

Foehn toute la semaine, beaucoup de précipitations mais pas de neige sous 2000m. Quand c'estcomme ça, le Col du Lautaret permet du fait de son altitude de se gare au pied de la neige fraiche.

Quand en plus il fait moche dans le 38 et beau dans le 05, c'est quasi certain de trouver de la bonne neige et du soleil là bas.

Une fois de plus ça se vérifie. Pas un gramme de neige jusqu'à La Grave, puis timidement, les prés blanchissent, puis d'un coup on entre dans l'hiver. La belle fraiche est là, le soleil aussi.



Bon ben alors y'a plus qu'à...



On choisit une face sud, histoire de se dorer au soleil. La neige ne chauffe pas encore car la température est fraiche.



Les belles épaules sous les Pic Noir du Galibier seront notre terrain de jeu du jour. Du classique mais terriblement efficace. Montée depuis la route, stop à l'épaule sous le Pic Noir, bascule dans la combe sud ouest, remontée à l'épaule, bascule sur l'épaule sud, et zou, à la voiture.

Mais dites moi dites moi, ça ressemblerait pas à de la grosse POW?!?

Ben si, pourquoi? C'est pas ce qu'on était venus chercher? Pourquoi se priver alors?

Deuxieme week end ski de l'hiver, deuxième week end de grosse peuf!

Pour info, beaucooup plus de neige côté Briançonnais du col. La neige descend bien plus bas que côté La Grave. A bon entendeur...


Merci à Carine, Nounours, Tifus et Gringo pour cette bonne journée de ski :o)

dimanche 18 novembre 2007

La bonne goinfrade

Vu ce que j'avais trouvé la veille en Chartreuse, il eut été indécent de ne pas aller en profiter ce matin.
Rendez-vous pris avec les compères au Col de Porte, pour une petite session de peuf en ouverture de saison au Charmant Som. Ils doutaient un peu ("y'aura assez de neige?")...Moi non, j'avais même repéré les dalles de la face Est, qui, samedi, devaient passer.


Cerise sur le gateau, la mer de nuages aujourd'hui est plus basse que les jours derrniers, c'est donc tranquilles au soleil que nous montons au dessus des Cottaves. Rapidement, l'épaisseur de neige devient monstrueuse pour ce début de saison. Y'a plus qu'a imaginer un tricotage autour du sommet pour en profiter un maximum.
C'est du classique, mais tellement bon. La combe de Chamechine (tracée la veille...GRRRRRR!!!) est remplie de poudreuse froide jusqu' à sa base, ce qui nous laisse de quoi nous lacher joyeusement. Goinfrade!


Vers 1400m., l'épaisseur diminue, la consistance change : les vents ont dû s'engoufrer joyeusement là dedans avant nous, croutant un peu le bas. Puisque c'est au dessus que c'est bon, on remonte en versant ouest vers la cote 1700, et on encape à nouveau vers le fond de la combe. C'est drôle comme dans ces moments là c'est chacun pour soi :o) Re-goinfrade!


On remet les peaux une troisième fois pour remonter au chalet du Charmant Som par l'épaule classique. A ce stade là, je dois abandonner mes trois compères car il faut que j'aille vite : ma grand mère m'attend sur la jetée ;o)


Alors je remonte, je force un peu le rythme; c'est bon de se pousser un peu même si je sens bien que le rythme du début d'hiver est un peu lourd. Du haut, j'encape à mach 3 la descente en face Est. A part une clairière un peu réchauffée au milieu, le reste c'est du tout bon : le neige est restée froide sous les arbres. Mention spéciale à la "variante" nord au pied de la face qui, vierge de toute trace, me réserve quelques goinfrades et poursuites de chamois.







Une belle journée au Charmant Som, un tricotage autour du sommet qui nous a garanti de la bonne neige tout du long, du soleil pour de la neige froide...Que demander de plus?
Des débuts de saison comme ça, j'en veux bien tous les jours!



samedi 17 novembre 2007

Autour du Sappey

Peu de temps à consacrer ua ski pour moi ce week end. Si la poudreuse est là de temps en temps, ce n'est pas le cas de ma grand mère qui, à 87 ans, ne fait pas le trajet depuis la Bretagne tous les week end ;o)

Je me botte les fesses tôt ce matin pour me tirer de la couette, direction la chartreuse. Les flux de nord l'ont copieusement arosée, comme d'habitude. Je visais la Pinéa mais la mer de nuages est vraiment haute et j'ai envie de ciel bleu. Donc dans ces cas là, la valeur sûre du grenoblois moyen c'est ...Chamechaude!
Combien de fois chaque hiver? Beaucoup...






Cette fois ci est bonne, et je ne me souviens pas d'avoir skié chamechaude aussi tôt en saison, et qui plus est avec autant de neige. Même si les traces sont déjà nombreuses, je parviens a partir du sommet même, et je pars dans des pentes "cachées" me goinfrer de 70 cm de poudreuse froide et vierge. Tellement bon que malgré mon timing serré, une remontée s'impose. Et zou, faut en profiter.


Je file a Grenoble récupérer la troupe, et
on remonte au Sappey se péter la panse à l'Auberge du Sappey... Il fait gris, froid, il y a de la neige : sortez fondues, tartiflettes et autres charcutailles!!!
Une après midi difficile!
Au passage : il ya bien plus de neige en Chartreuse qu'en Belledonne. J'essairai de confirmer ça demain matin, j'ai quelques idées ;o)))