dimanche 16 décembre 2007

Rocher des 3 doigts - face nord ouest

On ne change pas une équipe qui gagne! De la poudre et deux amis : on file cette fois vers le nord de Belledonne, côté Maurienne. Envie de grands espaces et de grandes pentes. Nous serons servis.





L'itinéraire sera sauvage : montée au Rocher des 3 doigts, mais plutôt que de se les cailler en fond de combe, nous passons versant sud dans un vallon perché et sauvage comme le nord de Belledonne en recèle. Alors que les classiques sont surchargées de skieurs, nous traçons ici dans une poudre vierge de toute trace.


Ce valon perché recèle de trésors en versants nord dont un petit aperçu est donné ci-contre. J'ai pris quelques photos ici où là de ce magnifique versant sauvage, à ma connaissance très peu parcouru, et pourtant splendide. Tout ça est archivé, il y aura très certainement quelques sorties dans ce coin là dans un avenir proche ;o)



Du bleu, du bleu, de la neige bleue, du ciel bleu, des hommes bleus. Ce valon est un miracle touareg. Où est le ciel, où est le fond?
Mystère.




Arrivés en haut, nous basculons sur le flanc nord ouest du rocher des 3 doigts. Du fait de la longueur de notre itnéraire d'accès, nous sommes assez tard au sommet. Du coup, la montagne s'est vidée et nous l'avons pour nous tous seuls.





Boum! Séance photos dans le soleil rasant de la fin d'après midi. Neige de cinéma, pente vierge, pente régulière.




L'office du tourisme du coin a placé ça et là quelques tremplins dont nous nous jouons, amusés et heureux comme des mômes.











Si ce n'est pas de la poudre froide d'hiver, ça y ressemble méchamment. Comme dit Nounours : "y'à qu'à bouger les oreilles et ça tourne tout seul"


Puisque la montagne semble à nous, nous en profitons.

Entrés dans l'ombre du fond du vallon, la neige reste encore froide bien que nous retrouvions les traces de nos prédécesseurs.

Passés aux pieds du couloir du Vallorin, je constate avec surprise que seules deux traces y sont. En tous cas, il est gorgé de poudreuse qui n'attend plus qu'un skieur de semaine pour aller s'y amuser. Avis aux amateurs!

Pour le reste : une superbe sortie en boucle, du très bons ski de pur plaisir dans ces grands champs ouverts, et plein d'idées sur des faces nord aperçues ici où là... Encore de beaux projets en perspective.

Granier ouest

Non rassasié par la sortie de la veille, je propose en ce samedi à Carine et Nounours de retourner skier en Chatreuse. Quand ce massif est chargé de neige comme en ce moment, il faut en profiter.
Nous partons donc au Granier, un très bel itinéraire peu difficile, mais où le ski et l'ambiance sont excellents. Une des plus belles sorties de Chatreuse à mon goût.






Depuis La Plagne, nous remontons les bois de l'épaule ouest. Passés au dessus de la mer de nuage, le spectacle du givre qui fige là forêt est féérique. Je regrette de n'avoir que le petit appareil photo pour ne pas pouvoir capturer les lumières du soleil rasant. Tout est figé par ce froid de décembre.






Nous non! Une fois reglés au téléphone les ennuis techniques qui plombent les bases de données d'Euromaster (et oui, on est comme ça nous!) on revient à des choses plus sages. Surtout Nounours.











Et hop! Plongée dans ce versant ouest chargé de poudre. Le privilège du jour : pas de trace devant nous. J'en suis surpris d'autant que tous les grenoblois s'agitent en Chartreuse quand les conditions sont comme ça. A croire que cette course n'est pas à la mode. Tant mieux pour nous, tant pis pour vous.






Dans le couloir médian, bien qu'extrêmement soufflé et pauvre en neige, l'ambiance entre falaises et pins suspendus est toujours aussi belle. Il n'y manque que la lumière d'une fin de journée d'hiver. Il faudra y revenir avec le reflex en poche...



La suite? une trouvaille monumentale (je ne vous dirai pas où :o) dans la forêt de l'épaule ouest qui permet un ski démoniaque jusqu'aux prairies du bas. Là, la poudreuse est encore bien froide, et il n'y a plus qu'à se laisser glisser jusqu'aux maisonnettes de La Plagne.

Deuxième fois que je vais au Granier par là. Certainement pas la dernière, d'autant que la "trouvaille" améliore grandement la descente.
Et dire que ça devait être surtracé au Charmant Som ;o)