lundi 29 décembre 2008

Images du passé?



Je n'ai pas vu la dernière oeuvre de Raymond Depardon, j'étais cloué dans mon lit. Mais en fait de cinéma, il me suffisait de regarder par ma fenêtre pour, à mon tour, vivre un moment de paysannerie tel que j'aurai pu le vivre il y a un, deux ou trois siècles. Un moment intense, des scènes de vie d'une force brute mais chargées d'émotion. Allons nous vraiment entrer en 2009?

mardi 23 décembre 2008

Joyeux anniversaire

Samedi, ça faisait trois mois jour pour jour que j'ai eu mon accident. J'attendais cette date fatidique des 90 jours depuis longtemps, je faisais des croix chaque jour sur mon corset, et pour cause : à 90 jours, retrait du corset.

Avant noël, j'ai donc retiré mon papier cadeau. Plus de corset. Fini. Terminé. Si un jour vous avez porté un corset, vous savez. Si vous n'en avez jamais porté -ce que je vous souhaite- vous ne savez pas. Donc voila, une bonne étape de franchie même si tout est loin d'être terminé pour moi.

Sans corset, ça veut dire reprise d'une vie presque normale.






Du coup, j'ai poussé le vice jusqu'à chausser les skis, histoire de fêter ça. Tout raide, tout douloureux, tout tendu, mais un peu de ski samedi et un peu de ski dimanche.
Bon on ne s'embale pas non plus : mes sorties doivent friser la cotation 1.1, et j'ai dû cumuler au moins 300 m de déniv. Mes cuisses chauffaient comme si j'en avais fait 3000.
Chutte interdite, comme en pente raide ;o) donc c'est sur les routes d'alpage du beaufortain que je suis allé fêter la libération. ça fait du bien au moral, et puis ça remet en route un corps qui en a bien besoin. Tant pis pour la pente et la peuf, ce sera pour l'année prochaine. C'est tout simplement délicieux d'être dehors, en montagne. Tu vois Mont Aiguille, je n'ai pas dit mon dernier mot



Puis, après de si grandes aventures, il fallait bien penser à se restaurer. Ne pas négliger les papilles dans tout processus de rééducation, c'est vital. Et vive les andouillettes grillées (en papillottes moutarde et estragon, arrrgggllllllll.....) et une bonne brassée d'huîtres sorties du Doron en cassant la glace. L'hiver n'a plus qu'à bien se tenir.

jeudi 18 décembre 2008

13,5 Km

Ouh la vache! D'enfer! Je ne connaissais pas cette marque de Bike, mais les MediCare ça déménage. Parfaitement ajusté, ça déroule comme jamais. J'étais là, sur mon single track, terrain dur et dammé par les passages, et j'ai pédalé comme un fou. Je fermais les yeux, j'entendais le vent siffler à mes oreilles, je voyais la lumière rasante d'une belle journée d'automne, les aiguilles dorées du mélézin, la senteur du sous bois. Et la piste qui continue, qui continue, et moi qui pédale comme un fou. Virage relevé sur virage relevé, hop, ça enquille, ça enquille! Et puis peu à peu, la tension des cuisses qui se réveille, les quadriceps qui s'interrogent et ne comprennent plus. Le corps leur envoit un autre message : il transpire, signe que la température intérieure augmente, le rythme cardiaque s'accélère. Mais qu'est ce qui se passe? Qu'est ce que c'est que cette sensation??? Mais... mais... ce serait pas une reprise d'activité physique?
Aujourdhui, j'ai fait 13,5Km sur un vélo d'appartement, l'i-pod dans les oreilles. J'ai mulé comme un ours, j'ai sué, j'ai eu mal aux cuisses. J'ai fermé les yeux. Vous pouvez pas imaginer comme c'était bon après 3 mois sans suée... Miracle, je crois en Dieu!!!

samedi 6 décembre 2008

A vos agendas


Il y a 7 mois, j'étais au Groenland, skis aux pieds, appareil photo en poche. Avec les amis Jeff, Ilario et Patrick, nous partions "découvrir" une région fort peu visitée de la côte Est de cette île enchanteresse.
Sans récit, sans topo, sans photo préalable... Qu'allions nous trouver au long de ces 4 semaines d'expédition? La barre était placée bien haut après notre trouvaille de 2005, alors, qu'espérer de mieux?
Du ski encore plus fabuleux, tout simplement.
Vous êtes convié(e)s à venir partager tout ça en images ce mercredi 10 décembre à l'Office du Tourisme de Grenoble. C'est gratuit, et pas sûr qu'il y en ait pour tout le monde.
Et ensuite, s'il vous plait : sortez des sentiers battus! Allez jouer dehors, la terre est immense.

samedi 29 novembre 2008

Amertume

Mer de nuages
Merde nuages
Prisonnier sous l’ouate pesante
Forcé, contraint ou naufragé
Je te sais pourtant fine
Je te sens si infime
Légère, en suspens, éthérée
Ciel gris, ciel bas, ciel plombé
Plus haut les crêtes se découpent
Des coupes d’un bleu d’azur
De l’azur te dis-je, je t’assure
Et du soleil, du soleil qui m’attend
Je me rassure ?
Mer de nuages
Merde nuages

dimanche 23 novembre 2008

Spéciale dédicace pour mon Xav

A toi mon voyageur, mon malheureux, à toi qui tous les jours te goinfre de terrine de criquet, de lonzo de zébu, de téquel mironton et autres consommés d'oeil de mouton...

A toi mon si malheureux...

J'ai dédié ce verre de Dartigalongue 1973. Tu vois, c'était il y a une heure, et mon palais en hume encore la subtilité des arômes. C'était magnifique.
C'était doux comme un Jésus, c'était lumineux comme un rayon d'aurore dans une goutte de rosée, c'était envoutant comme la poudre légère d'une après midi ensoleillée de décembre, c'était infini comme l'arête neigeuse qui s'enfonce dans l'azur d'un ciel d'altitude, c'était divin comme le bleu irréel des glaces boréales, c'était miraculeux comme la lame affutée qui se joue des volutes figées des cascades cristalines, c'était chaleureux comme les granites fauves de la protogine chamoniarde...
L'accident a cette vertu bienfaitrice : je ne peux entretenir que mon palais puisque mon corps est au repos contraint. Il faut que tu rentres vite mon Xav, avant que j'ai achevé ma rééducation, au risque que tu ne reviennes profiter que de la remise en forme de mes jambes.
Yehed mad ma Xav!!!

vendredi 21 novembre 2008

Du grand alpinisme

Pendant que le front froid envahit nos alpes, pendant que l'armée des flocons prépare l'assaut, pendant que mes skis ne comprennent pas pourquoi je les boude, alors que que je fais semblant de ne pas regarder par la fenêtre... je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cet immense moment d'alpinisme à l'anglaise.

Du grand Art!!!

samedi 15 novembre 2008

Elephant's foot Glacier - Groenland


On y retourne?

11 Novembre, fin du combat

Je suis certain que ce 11 novembre ne vous aura pas échappé. Jour de l'armistice, fin du combat, date anniversaire. 50ème anniversaire.

le 11 novembre 1958, Warren Harding et ses compères réalisent l'impensable.
18 mois au paravant, W. Harding a décidé d'ouvrir une voie dans la paroie d'El Capitan, au Yosemite. Après plusieurs essais, les rangers du parc lui somment de faire aboutir son projet avant la fin de ce mois de novembre 1958. Ils sont éxcédés de devoir gérer au sol les attroupements de touristes venant observer, aux jumelles, l'exploit qui se trame sur l'immense face d'El Capitan.
Sous la pression, Warren Harding se remet au travail, et 11 jours plus tard, ce 11 novemebre 1958, il sort au sommet. Une voie existe désormais dans El Capitan. Il a prouvé qu'il était possible de venir à bout d'un "mur" comme El Capitan. C'est à l'époque une révolution, et sans doute un des actes fondateurs de l'escalade que nous pratiquons aujourd'hui, tant les conséquences furent nombreuses. La porte etait entre ouverte, des générations de grimpeurs s'y engoufrèrent ensuite, l'ouvrant encore plus grand.


Sa voie reste une voie de légende, la voie du "Nose". Il est même dit que c'est la plus belle voie du monde... En tous cas c'est certainement la voie la plus chargée de symboles, la plus légendaire, la plus convoitée de la planète grimpe. Elle est et reste une voie des extrêmes, où les temps d'ascension peuvent aller de 10 jours à 2h45 (!!!!!!!!!!)


Elle fait rêver tout grimpeur qui se respecte, moi y compris. Quand on a la chance de passer aux pieds ou d'être en face, comme ci-contre, je dois avouer que ça procure une sensation..."saisissante".
Après avoir grimpé une voie comme celle-ci, on doit pouvoir jeter ses mousquetons à la poubelle et se mettre au tricot en caressant le chat.
Moi je caresse le chat en ce moment, et je pense au Nose...
ça a dû être une grande fête dans El Capitan cette semaine. Bon anniversaire et bravo, monsieur Harding!

dimanche 9 novembre 2008

ça vous chatouille ou ça vous gratouille?

Bonjour bonjour
J'avais fini par oublier ce qu'était l'internet, reclus et coupé du monde que l'on devient dés lors que le wifi du centre de rééduc ne fonctionne pas (encore).
Tout d'abord un grand merci à celles et ceux qui s'occuppent du grand corps malade... Les visites, les mails, les coups de fil : tout ceci fait bien plaisir et amène un peu de soleil au quotidien.
Aux témoins anonymes ou lointains, voici quelques nouvelles :
le dos : ça semble se passer plutot bien, les lombères se ressoudent doucement. Je peux désormais dormir sans mon corset et croyez moi, c'est diablement bon. L'opération du dos est définitivement abandonnée, et heureusement.
le pouce : en fait de fracture, c'était un "arrachement de la plaque palmaire", un truc dont je n'avais jaimais entendu parler. Le cartilage a reçu, ça veut dire risque d'arthrose. Comment ça se comportera en grimpe? On ne peut pas savoir pour l'instant, on verra. Si j'ai trop mal, j'irai m'installer à Indian Creek en Utah : la grimpe en fissures n'a qu'à peine besoin du pouce
la cheville : fracture de la tete du tibia. Le cartilage a reçu et un éclat d'os a disparu dans la bataille. Risque d'arthrose et ???? sur les conséquences de cet éclat d'os qui n'est plus. Donc c'est ce qui pourrait etre le plus conséquent, sachant que la cheville, c'est un peu ce qui sert le plus quand on se promène en montagne :o(
on verra, les kinés et médecins ne savent pas a quoi s'attendre, moi non plus.














Heureusement les petits bonheurs existent aussi pas loin : le temps d'un plateau de fromage vin rouge (entré clandestinement dans des locaux MEDICAUX !!!) et d'un plateau d'huitres vin blanc (l'accueil inespéré pour un premier week end chez nous), on se prendrait presque à recroire en Dieu ;o)
Hier, grâce à mes infirmières privées, petit séjour en Beaufortain pour un pic nic au soleil des alpages face au Mont Blanc. Comme c'etait bon! Vautré dans l'herbe à me dorer la pilule! Difficile en même temps de regarder ces sommets que l'on connait par coeur en simple spectateur. Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps... Bien sûr j'ai une furieuse envie de bouger, mais je dois attendre. Je me console presque en me disant qu'en ce moment, mon Camalot n°5 est en Jordanie, emporté par Manu qui est parti se goinfrer dans les fissures de rêve du Wadi Rum. Grimpe bien mon petit, grimpe bien.

Bon et sinon? J'ai eu grand plaisir mardi dernier à aller au Summum à l'occasion d'une soirée au cours de laquelle notre film sur le groenland
était projeté. C'était bon de se remettre dans une ambiance montagne et de voir notre film "en grand", même si la soirée sur deux cannes a été un peu fatigante. Et puis c'est quand même drôle de se retrouver sur la scène du Summum (salle mythique de Grenoble pour ceux qui connaissent pas) ou tous les délabrés du show biz finissent pas passer... C'est sans doute ça qu'implique le statut de star ;o)

Normalement on devrait faire une soirée sur notre expé le 10 décembre prochain à l'Office du tourisme de grenoble, ça devrait etre plus sympa qu'au Summum. Diaporama, film, discussions, j'en dirai plus dés que j'en saurai plus.
Allez, portez vous bien, profitez de la vie. Moi je reste au centre de rééduc Rocheplane pour encore quelques semaines. Demain, début de la balnéothérapie pour réapprendre a marcher, youpi!

jeudi 9 octobre 2008

Blanc

C’est sur un lit d’hôpital que j’écris ces quelques lignes. Au dessus de moi, le blanc du plafond que je fixe depuis 15 jours. Par la fenêtre, le blanc des flocons de neige qui cette nuit ont décidé de commencer leur grande farandole hivernale. Autour de moi, le blanc des blouses du corps médical. Sur moi, le blanc du plâtre, le blanc du corset qui me maintient la colonne vertébrale, le blanc de l’atèle qui me tient la main gauche.

Au plus profond de mon âme, encore du blanc : le blanc pur de l’ange gardien, celui qui malgré tout me veillait en ce samedi 20 septembre.

Mont Aiguille, départ d’une voie « facile », brouillard, rocher froid, un premier bon coinceur, un deuxième coinceur « psychologique », puis un troisième coinceur « psychologique », qu’est ce que c’est que cette merde, ne pas tomber, mains engourdies, gaffe Yann, ça pue cette situation, je le sens ! Un dernier mouvement précautionneux pour me rétablir, la prise qui casse et je pars en arrière. Un coinceur saute. Un deuxième coinceur saute. Le dernier tient bon mais je suis déjà au sol.

Choc violent, douleur. Un millième de seconde, je me souviens avoir pensé à Aurélie, c’est sordide. Mon dos a reçu, j’ai mal. Mes jambes sont-elles encore là ? Ouf, je les sens, le pire me semble évité. Julie est là, elle m’installe comme elle peut. J’ai mal partout, j’ai peur partout. Mon corps s’exprime à ma place, mon corps parle à ma place, il tremble. Des promeneurs providentiels et dévoués qui nous aident, le secours s’organise. Barquette, treuil, hélicoptère, Urgences…

Cheville gauche fracturée
4 lombères fracturées
Pouce gauche fracturé

J’ai de la chance, beaucoup de chance, je le sais. Je suis désormais au repos forcé et nécessaire, immobilisation de la cheville, du pouce, et 3 mois de corset pour ressouder les lombères, puis une lente reprise pour ré apprendre au corps à fonctionner.

Et la tête dans tout ça ? La réponse est dans l’image ci-contre. C’est celle qu’hier j’ai mise en fond d’écran sur mon pc. La face nord ouest du Half Dome au Yosemite. Magnétique.

Alors non, je n’arrêterai pas l’alpinisme, je n’arrêterai pas les grandes voies d’escalade, je n’arrêterai pas le ski de pente raide car rien ne le justifie. Le risque que j’encours, je le connais.

Il est inhérent à ces pratiques, et sans en constituer le fondement ni la justification, il sépare définitivement ces cheminements verticaux de tout autre type d’activité non « engagée ». S’engager -au sens vital du terme- n’est pas chose vaine, pour peu que l’engagement ne constitue pas une fin en soi mais s’apparente à une composante indissociable de la voie suivie. C’est une notion sans doute difficile à comprendre et à accepter pour qui n’a jamais dansé sur le fil d’un rasoir. L’engagement est aussi une notion très relative, dont les frontières me semblent floues, en tous cas éminemment personnelles. La recherche de la progression, et donc de la difficulté croissante, s’accompagne nécessairement de cet engagement. La contrepartie, immense, inestimable, est l’élévation, la découverte de soi, le sentiment d’être. Je grimpe donc je suis.
A toutes vos pensées, à toutes vos visites, à tous vos messages, merci du fond du cœur.

mercredi 17 septembre 2008

Merci la pluie



Bon, une fois n'est pas coutume : merci la pluie.

Certes, tu pourris nos week end depuis trop longtemps, certes tu nous fais presque regretter de ne pas être nés en grimpeurs madrilènes, certes tu laves et relaves tout du sol au plafond avec une préférence pour les cycles courts programmés du vendredi soir au lundi matin, certes on se les mords à répétition si l'on compte le nombre de coups tordus que tu nous as fait subir cet "été" (excuse moi d'employer ce mot vulgaire, je ne savais quoi dire d'autre), certes tu ravis les grenouilles, les bretons, et autres mamifères des zones humides, certes je t'ai maudit jusqu'à la quinzième génération...Mais ce soir je ferai une exception.

Dans les sous bois, c'est la St Champignon à chaque souche d'arbre. Ozana!

Chanterelles et Trompettes m'auront fait oublier, le temps d'une ventrée, ces week ends calamiteux. Tu nous devais bien ça. Merci, mais n'abuse pas trop s'il te plait.

à toi lecteur : la Vertical Girl 2008!

On l'a retrouvée!!! Incroyable!!!
Les vieux lecteurs de "Vertical" se souviennent d'elle, c'est sûr et certain. Chaque mois, elle apparaissait en tenue légère, grimpant ici, skiant là. Depuis que la Vertical Girl a disparu des pages du magazine, convenons en : la presse montagne a pris un coup de vieux!

Miracle, je l'ai retrouvée. Nous dans la voie de droite, eux dans la voie de gauche. Relais.Tel un paparazzi furieux, je dégaine mon 200mm et je shoote. Quel cadeau!
Merci à toi, Vertical Girl, de te rappeler ponctuellement à nous autres, pauvres grimpeurs décrépis, qui finissions par croire que tout ceci n'était que légendes et racontars d'ancêtres.

lundi 8 septembre 2008

L'île de la tentation

Pour se consoler d'un été calamiteux, la Corse propose de quoi rendre tout le monde heureux. Escalade de reve, canyons magnifiques, mer transparente...

Une semaine avec les amis bien remplie, entre mer et montagne, sous le ciel bleu.






Quelques jours dans la Restonica, vidée de ses occupants estivaux, à barbotter entre taffonis et vasques émeraudes.





Nous avons réalisé là bas deux jolies voies : "Taffonissimo" dans la vallée du Tavignano, et "Symphonie d'automne" dans le haut de la restonica. Symphonie est une des classiques de Corse, à juste titre.



Une petite tyrolienne au dessus d'un lac bleuté nous pose au premier relais, et la suite n'est qu'un parcours dans de jolies dalles avec le lac en arrière plan. Cette escalade est magnifique, le cadre est si particulier.







le rocher n'est jamais vraiment difficile, mais je me fais bien plaisir en tête et mes trois "clients" grimpent tranquille en second. Ah oui, pour ce séjour, nous avons testé la technique dite de la chenille, ou un grimpeur en fait monter trois autres grace à de subtiles techniques de progresion, et bien ça marche parfaitement. Même si ça suffit a peine à calmer les envies du leader ;o)



Du rocher, toujours du rocher, mais au bord de l'eau cette fois ci. Aller aux îles Lavezzi me faisait envie depuis des années, c'est chose faite. il faut supporter avant ça une heure de bateau avec Mimile et Robert, mais ensuite, il suffit de se trouver une petite plage tranquille et là, même le montagnard que je suis passe une super journée a barbotter dans l'eau claire


C'est la troisieme fois que j'allais aBonifacio, et je conseille vriament le détour par les Lavezzi.


Et puis la ballade en bateau pour y aller est tellement drole : on est peu habitués a voyager en "troupeau" et c'est bon de temps en temps de se rappeler pourquoi!












Les rochers de Bavella nous réconfortent rapidement, avec la classique des classiques, j'ai nommé "le dos d'éléphant". Je réussi tant bien que mal a convaincre mes clients que c'est das leurs cordes, d'autant que m'étant déjà perdu dans le maquis il y a deux ans, je connais l'approche désormais comme ma poche.




Voici encore une voie magnifique, récemment ré équipée ce qui en diminue considérablement l'engagement. Néenmoins, pour ne pas se faire peur le niveau 6b a vue est conseillé, car l'espacement entre les points est encore bien réel par endroits.














Cette voie est vraiment magnifique, et c'est exceptionnel de pouvoir grimper dans une ambiance si minérale avec la mer bleue a l'horyzon. Bien sûr, je ne peux m'empecher de zyeuter du coté de "Jeef", la voie démente en 7a dans les taffonis de la face Est, mais je devrais revenir pour y aller, ce n'est pas pour cette fois.

Pour cette fois, ce sera baignade! Après une journée à martyriser les pieds sur les dalles du "dos d'élephant", les vasques nous offrent un délicieux massage a l'eau fraiche. Ah oui, grande diférence entre aller en Corse en juin ou en septembre : dans les deux cas les touristes sont presques partis, mais en septembre l'eau a chauffé tout l'été...Donc mon choix est fait!


Afin de valider cette théorie, nous irons tester la descente du Canyon de la Vacca : eau à 20°C tout le long, pas mal non? Ce qui ne m'empechera pas d'avoir presque froid mais c'est inhérent a ma nature de Breton sauvage : j'aime pas bien l'eau ;o) ca faisait longtemps que je n'avais pas fait de canyon et ma foi c'etait bien plaisant.





Nous n'allions quand meme pas nous quitter comme ça! Une derniere petite voie pour la route à Bavella, sur la premiere tour. La voie "Masino", conseillée la veille par Carlos, BE local et grand ouvreur du massif, propose une escalade étonnante, dans un style plutot traditionnel en fissures larges qui nous laisse parfois perplexe.


Mais ceci nous permet de visiter Bavella par le haut et de déboucher au sommet de la premiere aiguille, qui domine l'ensemble de la chaine. Vue superbe!

















je passerai sous silence les polyphonies de St jean, la Coppa de Zonza, et la daube de boeuf de Rose marie...Ah, Rose Marie!!!

la Corse, fidèle a sa hauteur, nous a une nouvelle fois comblé.

Merci les amis pour ce très beau séjour et bravo pour vos performances sur les dalles du dos...

jeudi 28 août 2008

Message personnel


Alors Virginie, reconnais tu la griffe du Maestro?

lundi 25 août 2008

Ecosse ou Corse? Les deux mon capitaine!

ça démarre sous la brume et la boucaille. Vous ne connaissez pas la "boucaille"? tu crois qu'il ne pleut pas mais en fait il pleut, c'est ça la "boucaille". Parapluies, cirés, ciel bas : à Guérande, le haut du clocher disparaît presque dans la brume.

C'est sympa la Bretagne au mois d'août! Ce serait mal la connaître.

Il n'y a pas loin du gris d'Edimbourg au bleu de Bonifaccio. Il suffit d'attendre quelques heures que ça se dégage.
La mer est basse, les rochers du Croisic se dégagent. J'adore cet endroit. Il me rappelle mes premièrs pas en escalade, il y a bien longtemps. Et oui dans une autre vie, j'habitais à Nantes et je venais grimper ici. C'était il y a...il y a... longtemps.













Les rochers n'y sont pas hauts mais le granite y est magnifique. Des voies courtes mais nombreuses se déroulent autour du célebrissime "rocher de l'ours". Une corde de 20 mètres et trois dégaines suffisent, 5mn d'approche, du soleil et des algues en crashpad... Bienvenue au Croisic!



Les "voies" n'ont pas de nom, ont-elles même une cotation??? on grimpe ici presque à l'envie, et l'on pourrait même sortir les coinceurs pour inventer de nouvelles choses.

Du granite "à grain" comme on dit ici : de bons gros piquots de quartz qui garantissent un grip certain! Le rocher est sculpté en des formes délirantes, et il n'a rien a envier aux Taffonis de l'île de beauté.



Alors, est ce qu'il n'y aurait pas un petit air de Corse dans cette ambiance??? Bon je concède que l'eau n'est pas a 25°, mais c'est bien la seule différence ;o)






D'ailleurs, je ne sais pas si cette remarque est prémonitoire, mais il s'avère que dans une semaine nous serons à grimper en Corse! Attention, après le spot du Croisic, la barre est placée très haut ;o) Bavella, tu n'as plus qu'à bien te tenir!

mardi 19 août 2008

Verdon - Série limitée

Ouh la belle voie!!!


Un peu sur ma faim de la voie de la veille (mais finalement pas trop entammé physiquement), j'ai envie d'une belle voie "verdon" pour ce dimanche. Malgré les protestations peu convaincantes de Romain, je propose d'aller titiller les 6c de "série limitée", sur la belle paroi des Ducs où je n'étais jamais allé. La voie suit un diedre sur 4 longueurs, puis remonte en 4 longueurs la partie finale de la falaise le long d'un beau pilier vertical, parfois déversant.
















L'approche est amusante, avec une petite tyrolienne pour franchir le Verdon. Puis 4 longuers entre 6a+ et 6b+ ou le rocher se révèle prometteur. Allez, je concède que L4 n'est pas la plus belle, le rocher est parfois un peu poussierreux. Au dessus par contre, c'est festival!



4 longueurs exceptionnelles s'enchainent sur un rocher comme seul le Verdon sait en proposer. Un calcaire sculpté, des trous, des colonettes, et un final pour L6 sur des gouttes d'eau géantes.








Les bras et les doigts chauffent. le niveau est soutenu, les longueurs dépassent toutes les 40m.















Pas de repos, le topo nous avait "prévenu" :

L5 : 6c
L6 : 6c
L7 : 6c+
L8 : 6b+

Ouf!
J'ai trouvé L6 extraordinaire, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait une longueur aussi belle. C'est un festival!

L'équipement est très bon sans être surchargé. On peut se concentrer sur l'escalade à proprement parler sans se faire peur. Les ouvreurs ont vraiment produit là du beau travail avec un itinéraire intelligent. Merci à eux!










On sort au sommet de ce beau pilier par un mur plus sculpté que jamais et 5 mètres seulement sous le relais final, le rocher se couche et redevient une dalle.


Yves, Romain, merci pour cette belle voie!






Voila! si vous avez le niveau annoncé par le topo, je vous conseille cette voie à 100%, vous vous y ferez certainement autant plaisir que moi. Le petit plus? Si vous y allez à deux cordées, laissez la cordée n°1 grimper avec une heure d'avance et confiez leur votre appareil photo. S'ils commencent la descente pendant que vous etes sur le pilier final, il y a un point de vue dément pour faire des photos : la descente se fait en face du pilier, de l'autre coté du couloir Sanson. Y'a plus qu'a shooter!

Bonne grimpe!