mardi 11 mars 2008

Rocher de la Barme - Rectiligne et (demi) coudé

Il a neigé dans la semaine, et la perspective de tripoter de la poudreuse fraiche est plutot réjouissante.
Repassant progressivement à un emploi du temps normal, je décide donc d'aller grenouiller plutôt vers le nord, là où les chutes de neige devraient garantir du bon ski. Et tant qu'à faire, il faudra une ligne encaissée car je redoute les effets du vent qui a soufflé fort quelques jours auparavant. Et encore tant qu'a faire, autant essayer de profiter aussi du soleil.




Tout ça mis bout à bout me pousse vers une boucle face sud / couloirs nord aux Rochers de la Barme pour skier le rectiligne et le coudé. Aucun n'est difficile mais ça correspond à ma forme du moment.

Sous la mer de nuages, il faut y croire...Méteo France prévoit un plafond à 2000, donc j'y crois -fort-.

De nombreuses voitures au départ, mais finalement peu de monde voire personne sur notre itinéraire. J'etais venu à la Barme il y a 3 ans et on etait seul au départ. Ce magnifique vallon de la Lescherette serait il devenu à la mode?








Passés au dessus de la grisaille on remonte en tatonnant un peu pour trouver la bonne entrée du premier des couloirs nord.

Après un dorage de pillule en règle au soleil, je pars dans le rectiligne.

Xav et Carine restent encore au soleil car ils n'ont pas envie de remonter le deuxième couloir.

Poudreuse épaisse et froide, agréable à skier malgré les deux traces qui me précèdent.






J'attaque la remontée du coudé. La trace est exténuante à faire vu la quantité de poudre. Je monte aussi haut que possible en conversions, puis il faut se résoudre à mettre les skis sur le sac. Commence alors un bon gros brassage jusqu'aux cuisses. Autant dire que tout seul, c'est usant...


Pendant ce temps là, au soleil, Xav me fait une crasse dont il à le secret, crasse qui m'oblige vu ma lenteur à redescendre prématurément sans pouvoir sortir au sommet. Dommage!

Xav : tu es une sous m....e


Je redescend donc rejoindre les zozos. La pente s'élargit, la poudre reste froide, il n'y a plus qu'à lacher les watts et avaler cette pente en grandes courbes. En bas nous retrouvons Julie qui s'est posée au soleil et profite de la vie, un livre à la main.


J'avais "oublié" ce qu'était le ski dans la poudre froide, et bien mon analyse -poussée- est que c'est divin!



Quand même : après ces superbes conditions, je ne peux que prolonger le plaisir un fois rentré en allant benner du vrac à la déchetterie municipale. Elle aussi est en superbes conditions, les bacs à ordure sont là, je fais ma trace a grands coups de cartons vides. C'est dément...
Merci à Carine et à Xav...non, pas à Xav ;o)
Une petite vidéo ici