samedi 29 novembre 2008

Amertume

Mer de nuages
Merde nuages
Prisonnier sous l’ouate pesante
Forcé, contraint ou naufragé
Je te sais pourtant fine
Je te sens si infime
Légère, en suspens, éthérée
Ciel gris, ciel bas, ciel plombé
Plus haut les crêtes se découpent
Des coupes d’un bleu d’azur
De l’azur te dis-je, je t’assure
Et du soleil, du soleil qui m’attend
Je me rassure ?
Mer de nuages
Merde nuages

dimanche 23 novembre 2008

Spéciale dédicace pour mon Xav

A toi mon voyageur, mon malheureux, à toi qui tous les jours te goinfre de terrine de criquet, de lonzo de zébu, de téquel mironton et autres consommés d'oeil de mouton...

A toi mon si malheureux...

J'ai dédié ce verre de Dartigalongue 1973. Tu vois, c'était il y a une heure, et mon palais en hume encore la subtilité des arômes. C'était magnifique.
C'était doux comme un Jésus, c'était lumineux comme un rayon d'aurore dans une goutte de rosée, c'était envoutant comme la poudre légère d'une après midi ensoleillée de décembre, c'était infini comme l'arête neigeuse qui s'enfonce dans l'azur d'un ciel d'altitude, c'était divin comme le bleu irréel des glaces boréales, c'était miraculeux comme la lame affutée qui se joue des volutes figées des cascades cristalines, c'était chaleureux comme les granites fauves de la protogine chamoniarde...
L'accident a cette vertu bienfaitrice : je ne peux entretenir que mon palais puisque mon corps est au repos contraint. Il faut que tu rentres vite mon Xav, avant que j'ai achevé ma rééducation, au risque que tu ne reviennes profiter que de la remise en forme de mes jambes.
Yehed mad ma Xav!!!