vendredi 30 janvier 2009

La chasse aux Pylônes

Le pylône est une sacrée bestiole. Pas facile à approcher, très convoité, il ne se laisse approcher qu'au crépuscule, et encore.


Lorsque l'on sait l'apprivoiser et rester discret, il se laisse parfois entrevoir. Il faut l'approcher doucement, tout doucement, et profiter de son état de somnolence consécutif à la fermeture des stations. Erreinté après une bonne journée à tracter les faignants, il erre généralement ici où là un peu désoeuvré. C'est le meilleur moment.





Pendant l'appoche, il faudra préparer la suite. Le pylône, bien que redoutable (surtout celui des Alpes) n'en reste pas moins un gros déconneur sensible à toute forme d'humour. Aussi, la méthode la plus simple à mettre en oeuvre pour le dégommer consiste à lui raconter une bonne blague, et pendant qu'il rigole...PAF!!! Un bon coup derriere la nuque et on n'en parle plus!


Du coup je l'ai mûrie ma bonne blague, car ça faisait bien longtemps que je n'avais pas chassé le pylône. Pas question de rentrer bredouille.




Arrivés proches de lui, nous l'encerclons. Nous étions partis à 3 car c'est quand même plus sûr pour ce genre de rodéo.

Là, je me prépare, j'inspire, et je lui lâche ma blague en pleine face. Comme prévu, il part dans une crise de rire monumentale. Tellement monumentale que j'ai le temps de le prendre en photo (ci contre, une archive unique!)

La suite n'est pas racontable ici.

lundi 26 janvier 2009

La stratégie du zèbre

Dans la savane, le zèbre sage ne se précipite jamais. Il laisse les autres courrir au devant des pièges avant lui, et ensuite, le moment venu, il agit.

Attendant que la mousson soit passée au dessus de nos têtes samedi, nous montons au Collet d'Allevard dimanche profiter du beau soleil et de la neige fraiche.

Pour moi ceci s'inscrit dans le programme "reprise d'appui" qui durera encore de longues semaines, et ça me permet de passer du temps à apprendre à mon élève préférée que le ski est une des plus belles inventions de l'homme.



De la neige partout, une tempête de ciel bleu, et puis le télésiège du haut de la station qui gît lamentablement sous quelques hectolitres de poudreuse. Comme par un hasard complet j'ai mes peaux dans le sac, je tire quelques longueurs jusqu'au sommet de la station et m'offrirai même une "descente" en grosse poudre. D'habitude c'est Mach 4 avec de la schnouff jusqu'aux yeux, là c'est Mach 0,0000004 avec de la schnouff jusqu'aux genoux. Dur de ne pas se jeter dans ce genre de pente. Ma cheville me rappelle très vite à l'ordre. Sage!

Allevard c'est aussi et toujours des couchers de soleils gargantuesques qui viennent allumer la face ouest du Grand Charnier juste au dessus. Le Reflex est au nettoyage mais Tof est là avec son calibre et il se déchaine pour deux. Chez Tof, quand on dit "lumière", le sourcil frémit, la narine gauche tremble, et parfois même un petit filet de salive pointe à la commissure des lèvres.


Il est comme ça le Tof, y'a des sujets avec lesquels faut pas déconner.

Cath, Nath, Ju, Tof : la fine équipe du jour. Quelle belle journée!