mardi 14 avril 2009

Attention aux Crocus!

La Peyrouse ce n'est pas seulement le nom du grand naturaliste explorateur du XVIIIème, c'est aussi le nom d'une "butte" qui surplombe Laffrey. Et en hommage au naturaliste, Julie et moi sommes partis observer de près les crocus qui en tapissent les pentes en cette mi avril. Accessoirement, nous y sommes allés en vélo.



Qu'elle était jolie cette montée en versant Est : au départ de Notre Dame de Vaux, la petite route du chalet de l'As chauffe dés ce matin, et les odeurs de genévrier donnent à ce chaud versant un petit air presque provençal.




Doucement mais surement, on atteint l'épaule nord de La Peyrouse. Le parcours roule presque intégralement, mais quelques névés retors nous obligent à une gymnastique de circonstance. Heureusement que j'ai un peu l'expérience de l'évolution en milieu alpin, car sans ça nous aurions tôt fait de nous perdre dans ce dédale de séracs surplombants et crevasses béantes.

Les névés persistant en versant ouest nous permettent d'improviser sur les chemins du versant est. Dont acte! Julie fait ses premiers tours de roue en descente, et le terrain est peu propice au vieux cadre Décath ressorti pour la circonstance.

Désormais passionnée de neige après un hiver "découverte" des miracles du ski, je la surprendrai même à se jeter la tête en avant dans les quelques plaques blanches parsemant la prairie. Bon, il est vrai que des pneus lisses et de bon vieux freins à plaquettes ça n'aide pas à maîtrise les trajectoires.


La fin de la boucle saute de hameau en hameau sur de jolis sentiers bien roulants, et nous ramène comme par hasard à la terrasse du sympathique bistrot de Notre-Dame. Jésus Marie, nous avons pêché : au soleil, tranquilles, on a savourés bières et demis...
Bravo julie pour cette héroïque première! Et le Slayer existe aussi en rose...

Le Peney - Le bonheur des uns

Titillé par la grimpe de samedi au col de la Doriaz, je me dis qu'il faudra bien un jour aller grimper au Peney. Le Peney, c'est la grosse falaise qui marque le bord des Bauges, et sur laquelle le grimpeur coincé dans la queue du péage de Chambéry ne manquera pas de poser son regard. A force de passer dessous, depuis...32 ans..., il fallait bien y aller un jour. Et puis ça change de Presles ;o)
Eric et moi partons donc faire la voie "le bonheur des uns", un morceau plutot sérieux. Après 20 minutes d'approche, si vous vous retrouvez sous un grand mur gris très raide avec un bout de corde qui pendouille au premier point c'est que vous y etes.

On est ici très vite dans le vif du sujet, avec une première longueur en 7a. A froid, ça calme un peu son homme! Comme c'est hyper équipé, on peut tenter tous les pas en libre sans se faire peur, mais ça chauffe les bras d'entrée! Puis comme derrière il y a un 6c pas vraiment reposant, ça confirme : à R2 tu es grillé :o)






La suite se calme un peu et je peux même enchaîner deux longueurs en tête : mes premières en grande voie depuis... Ca passe plutôt bien, même si je manque encore de confiance. Une magnifique longueur en 6b sur du rocher "Cercien" (adj. grimpogronoblois : "qui vient des Cerces") me tend ses prises, je m'y délecte.


On se rapproche de la zone du grand surplomb avec une longueur en 7b+/A0 annoncée sur le topo, ça promet de délicieux moments de tire-clou. Voici une "vraie" longueur d'A0 où en tête il faudra s'employer pour mousquetonner, et où en second il faudra s'employer pour démousquetonner. Grosse ambiance, pendus dans le vide à 150m du sol... ça me rappelle les saucisses qui sèchent au grand air sur les crochets de mon boucher préféré à beaufort : du grand art!

Une fois qu'elle s'est bien pendue dans le vent la saucisse devient rouge, on la dit alors "fumée". Et oui car après le toit et sa sortie sur étrier, ça grimpe encore dans une athlétique fissure qui finira de me torcher les bras...


Bon, y'a plus qu'à terminer : un 6b et un 5c pour finir, Dieu est bon avec nous! Sortie sur le plateau, puis retour à la voiture tranquillement par un petit sentier (où je reviendrai en vélo...mmmmhhhhh miam miam dans les bois!).


Le meilleur de cette voie c'etait les 1664 qui nous attendaient dans le coffre d'Eric. On sent là l'homme d'expérience. Bravo!




"Le bonheur des uns" - ED - 210m. sud
7a-6c-6a-6b-6c-7b+>A0-6b-5c
Topo : Escalades autour du Bourget
Voie abondamment équipée. 15 dégaines et un étrier pour L6. Bon à très bon rocher, excepté L3 et fin de L5 un peu sales.
Bonne grimpe!

dimanche 12 avril 2009

on improvise!


Moi qui comptait sur le soleil de Finale Ligure pour me remettre à la grimpe en tête, ce sera en fait les Bauges, moins exotique que le golfe de Gênes mais plus ensoleillé en ce début de mousson qui nous arrive du grand sud. Tant pis pour les vacances...

L'avantage c'est que c'est moins loin ;o) Petite journée de grimpe avec G&K sur une très jolie falaise que je conseille vivement : le col de La Doriaz, au dessus de Chambéry. C'est au sud, c'est bucolique, une vingtaine de voies avec de tres jolies choses entre le 6a+ et le 7a+, sur du rocher parfois "verdonesque".

Certes il n'y pas de quoi y passer des vacances vu la taille de la falaise mais une très belle journée assurément. J'ai par contre été surpris du monde, alors qu'il y a 4 ans j'y avais passé une journée sans voir personne. Peut etre étaient ce tous les locaux qui en fait d'Italie se réfugiaient ici?
C'etait ma reprise en tête!
Yahoo! le pas est franchi, reste plus maintenant qu'a retrouver des sensations sur le pieds gauche, toujours bien raide.
Banzaï, c'est presque reparti. Reste encore à chausser les crabes!


Oulle - Chemin de la Malaine


Hier au col de la Doriaz, j'ai regardé avec envie le chemins courant dans les sous bois en me disant qu'il ferait bon sortir le vélo. C'est chose faite. Après avoir testé le Slayer autour de Grenoble sur de petites sorties, il était temps d'en venir aux choses sérieuses.
Je laisse la voiture avant Bourg d'oisans et monte jusqu'à Oulle où j'imaginais passer plutôt pour skier l'Infernet que pour rouler dans les bois... Mais bon. L'avantage c'est que le vélo se prette plus à la contemplation et je ne regrette pas de traverser cet étonnant village d'Oulle. On dirait que le temps s'y est arreté il y a plusieurs décennies. De là, une petite sente en pente sud rejoint le point 1417, et je m'accorde là une petite sieste farniente au soleil d'avril. Un régal.
La suite, c'est un chemin qui plonge en versant nord est, dont je me souviens des commentaires "émus" de nounours.
J'avoue que pour une première je n'ai pas été déçu. Ce chemin est magnifique, et il plonge d'un seul jet dans la vallée 800m plus bas.

Vu depuis la fourche du Slayer, voici ce que ça donne. C'est du sérieux et je me suis fait bien rouster : le vélo c'est aussi technique que le ski, et engager une épingle en pleine pente c'est comme déclencher un virage en pente raide; des fois tu n'as pas droit à l'erreur sous peine de grosse sanction. Alors j'avoue, j'ai posé les pieds pas mal de fois a terre, mais peu importe. Sans doute le premier passage de la saison, j'ai dû pas mal faire le ménage sur le chemin.


En tous cas avec un chemin comme ça Oulle pourrait devenir un sacré spot de descente pour peu que le chemin soit un peu entretenu.
Personne à la montée, personne à la descente. Une jolie boucle que je referai volontiers à l'automne, plus aguerri et sur un chemin peut etre un peu moins feuillu... Et le Slayer dans tout ça? mmmmmhhhhh