mardi 21 décembre 2010

Un produit revolutionnaire

Je ne suis pas un adepte de la consommation a outrance, ni un "geek" irrecuperable. Pourtant la, il faut bien avouer que meme Steve Jobs est completement has been...

dimanche 19 décembre 2010

Nomics ou pinceau???

Je me questionne souvent sur ce qui me pousse a aller en montagne. L'esthetique des lieux y est pour beaucoup, et je me dis souvent que plutot que d'aller y trainer des Nomics et prendre des buts -ou pas- on serait tout aussi heureux a y manier le pinceau et le crayon.

C'est ce qui me motive a emmener, lorsque c'est possible,  mon Reflex pour ramener des images.

Comme j'aimerais avoir le talent et la sagesse d'un He Yifu... Plutot que de courrir apres une n-ieme pente, ligne, voie ou que sais-je encore, prendre le temps de s'asseoir et d'observer, pour peindre et mediter.

Courrez vite au Musee de l'ancien Eveche de Grenoble voir cette lumineuse exposition de He Yifu, peintre chinois qui jette un etonnant regard sur les montagnes que l'on pensait connaitre. Fantastique!

Encore une grosse tarte...

Encore une grosse tarte de neige fraiche dans les Alpes du nord ces derniers jours... qui ferait presque oublier les degats du dernier redoux.

Risque 4 tout de meme, donc prudence.

Je connais les pentes du Beaufortain, mais nous devrons quand meme operer un demi tour sans appel face a une traversee plus que puante. On s'adapte, et c'est donc un classique tricotage au dessus du Planay que nous nous offrirons.


 Grosse neige tombee la veille, les alpages sont encore vierges en ce samedi matin. On se croirait dans une aquarelle de Samivel. On ne prendra pas de risques aujourd'hui, pas plus d'ailleurs qu'hier ou que demain. Despentes faciles, de petis chalets poses ca et la, des sapinous, et un beau paysage... Nous contemplons.

On peaute, on depeaute, on repeaute, on glisse ca et la d'epaules en vallons. Belle neige, grosse neige qui malheureusement risque d'etre encore une fois massacree par le redoux :o(
J'ai beau connaitre ces montagnes par coeur, je pense que je n'arriverai pas a m'en lasser. Et puis c'est si bon de ne pas avoir a se tordre le cerveau et les topos en 4 pour trouver ou aller... La facilite a aussi du bon.




Je crois aimer ce coin tout simplement parcequ'il est beau, et je pense que cette raison est une raison suffisante

lundi 13 décembre 2010

Patagoniennes

Patagonnienne, que cette approche au long cours, dans la solitude d'une vallee haut perchee deconnectee du tumulte de la civilisation...


Patagonniens, que ces sacs emplis de cordes, broches, coinceurs, pitons et autres mecaniques utiles en ces periodes hivernales

Patagonniennes, que ces cretes plaquees de neige tourbillonante emportee par un glacial vent du nord


Patagoniennes, que ces goulottes perdues au fond de nulle part la ou l'internet n'a pas encore precipite l'alpiniste en mal d'inspiration


Patagonnienne, que cette montagne hivernale en morte saison, lorsque seules les jambes et la volonte permettent d'esperer atteindre le but convoite


Patagonniennes, que ces heures qui passent a remonter des moraines pendant que le temps, lui, avance d'une course folle et drappe d'ombre les malheureux ambitieux


Patagonniennes, que ces journees d'effort alors que l'on sait que le lieu convoite est trop loin, trop haut, tout la bas, et que l'on avance quand meme en se disant que "puisque on est la..."


Patagonnienne, resolument patagonienne, que cette Verte blanche. Patagoniens que ces Drus arrogants.
La lumiere, elle, avait quelque chose d'arctique a la faveur du solstice qui approche. Magique!

dimanche 5 décembre 2010

PS/GS : le festival du tricot

Quelle journee!!! Mais quelle belle journee!!! Quand l'hiver est comme ca, je me verrais bien y passer 10 mois sur 12. Un bleu imperial, une poudreuse froide et profonde, un froid sec et vif : -13 a St Pierre ce samedi matin. Ca motive pour avancer.


La Chatreuse semble encore endormie, abassourdie par la giffle blanche recue dans la semaine. Au monastere, tout est calme. Au dessus, le forets chargees. Encore au dessus, les etendues blanches qui sortent de l'ombre.



Ca faisait trop longtemps que je n'etais pas revenu par la : le chainon Petit Som / Grand Som offre une myriade de tricotages possibles, dans des decors somptueux. Si l'on sait reflechir un peu, on laissera les groupes ravager les voies de montees pour aller se delecter dans quelques combes, la ou tracer en descente est un jeu d'enfants.


Quand en plus on est a deux voitures, on pourra imaginer les "circuits du bonheur" et c'est ce que nous ferons en finissant sur la face Est du Grans Som... Tiens donc, une classique de Chartreuse que je n'avais jamais skiee?! Ce samedi, ce sera grosse poudre epaisse de haut en bas.


Meme les skis cailloux ne servaient a rien en ce jour beni des dieux de la poudre... Et puis une lumiere de decembre, celle que je prefere, la plus belle de l'annee pour moi, la plus "arctique".


Bref : une journee comme on aimerait qu'il y en ait tout l'hiver. Le flux de sud prevu (et bien la au moment ou j'ecris ces lignes) ravagera tout une poignee d'heures plus tard, il fallait donc en profiter, ce que nous avons fait gouluement avec la dream team des Pro Riders Bretzels qui nous accompagnait.


Ensuite ce sera redoux, gros redoux et a nouveau grosses precipitations suivies d'un nouveau coup de froid : si ca continue ca va etre tout bon pour la glace et les goulottes. Quel malheur!

jeudi 2 décembre 2010

Oh mince...

 

Bon ca commence a bien faire : apres la tartee de poudre tombee le week end dernier et un premier brassage chartrousin, apres une ouverture nocturne a la tour d'Arce enchainee apres la traversee integrale de St ismier le haut (en autonomie totale), on est obliges d'en profiter a nouveau. Quand la neige est la, pas besoin de se tordre le cerveau pour savoir ou skier. La Chartreuse nous attend. 


 Quelques motives, du soleil, des planches, et de la po-po, des brouettes de po-po. Pfiouuuu c'est trop dur.
Quand les mois de decembre commencent comme ca, ma foi, c'est plutot plaisant. Bienvenue dans l'hiver et bon ski a tous.

jeudi 25 novembre 2010

Saleté de crabe

Pour Pierre j'aimais son sourire et sa bonne humeur. J'aimais aussi aller prendre un plat du jour dans son resto, en face de la gare, à la bon'heure. Entre deux plats on le sortait de ses fourneaux et on parlait du beau calcaire de Presles et des alentours.

Pour Gérard, j'appréciais son altruisme : quoi d'autre pouvait le motiver à faire ce beau travail de recueil et de diffusion de ce que l'Oisans compte d'actualité alpine? Quel grimpant du Dauphiné ne s'est il pas un jour renseigné sur les dernières news de la Ice Fall connexion???

A tous les deux, merci pour ce que vous avez été.

lundi 22 novembre 2010

Apéritif hivernal

 On le regardait s'installer depuis quelques temps avant de se décider à l'accepter, des fois qu'il reparte aussitôt...

L'hiver n'est pas loin, et même si l'on regrette parfois que le soleil soit plutot timide ces temps-ci, je trouve que cet automne a du bon : des précipitations régulières, du froid progressif... De quoi peut être espérer une belle saison de glace et de neige?
 C'est donc d'entrée en matière qu'il s'agit ici, de mise en bouche.

Pas la peine de s'énerver à aller vers une hypothétique bonne neige ou de la glace  alors que les conditions se mettent doucement en place.

Ce sera donc pas loin, histoire d'aérer les skis et les lames, histoire de se souvenir où sont rangés les gants et de ventiler les "ice line" empoussiérées.
Un petit saut pas loin de la maison, derriere Chamrousse, là où de nombreuses voies mixtes tendent les bras à qui veut bien les parcourir. Du monde à la Croix de Chamrousse ce dimanche, assurément. Au delà, et a fortiori avec des piolets sur le sac, plus personne... Sauf nous.

Renfougne, crochetages, crissements de lames sur le caillou, mottes presque gelées...les ingérédients du mixtes belledoniens sont réunis. Côté glace, un poil pauvre certes, mais ça vient ça et là.

 Et puis une arête ensoleillée où l'on se permet même de grimper sans gant. La vue alentours, le thé chaud, la redescente à la fin du jour pour terminer par un coup de ski sur les pistes déjà praticables...
Pas de doute : c'est parti pour quelques mois d'activités hivernales, et ça fait du bien !

vendredi 19 novembre 2010

lundi 15 novembre 2010

Entre dévers et Youki

Avant d'entrer dans l'hiver qui semble là et bien là, une petite virée à la plage entre amis ne fait pas de mal en ce long pont du 11 novembre.


Du ciel bleu, des amis prêts à en découdre, des vélos, du calcaire : versez, mélangez, dégustez. Pour agrémenter le plat, vous pourrez y adjoindre une play-list résolument 80's qui comblera les plus fins connaisseurs.

 



 Une belle trouvaille à noter : à côté des Calanques, on peut avoir tendance à oublier la falaise du Cap Canaille, au dessus de Cassis.

Nous y avons parcouru "Bienvenue chez Damoclès", une voie sinuant entre dévers et toits gazeux, où le rocher passe en quelques mètres de taffonis géants façon Bavella à dévers sur poudingue façon Mallos de Riglos...
 
Même si le tout manque peut être un peu de continuité, je conseille cette voie pour son rocher ahurissant. Ca oscille entre le 6a et la 6c, mais ça passe plutot tranquille.
Un sympathique petit tour au soleil, en manches courtes à bronzer dans les faces sud. Et puis ça faisait bien longtemps que je n'avais pas chanté du Richard Gotainer alors rien que pour ça, nous tenons là un moment forcément mémorable ;o)

Tout ceci étant parfaitement renversant, il est à présent temps, voire raisonable, d'entrer convenablement dans l'hiver... Je suppose que les précipitations actuelles apporteront au choix soit une bien belle sous-couche (Ahhh, la sous-couche!) et de la glace à la faveur du dégel/regel. Affûtons nos lames, nos carres, mais affûtons!

dimanche 31 octobre 2010

Half Dome, le sommet lunaire

Half Dome : une montagne absolue, un profil unique, un reve du fond du lit, un fantasme de grimpant... Existe t il beaucoup de sommets a l'aussi fiere allure?


En partant au Yosemite, je revais secretement de Half Dome et sa majestueuse face Nord Est. Au demeurant, je sais qu'a l'automne, cette exposition peut etre synonyme d'escalade glaciale. Pas de plan sur la comete, en se disant que "nous verrons sur place". Et puis l'envie est presente, bien presente, nous sommes sur place, la meteo est exceptionnellement chaude : tous les voyants ne seraient-ils pas au vert???

Dans cette face, la mythique voie classique, imaginee en son temps par Royal Robbins. Le Nose est convoite par Harding, dont acte : Robbins ira tracer l'autre face mythique de la vallee, pour ce qui est encore aujourd'hui une des voies les plus convoitees du Yosemite.

Pourquoi donc y aller? Oure le profil unique du Half Dome (qui pour moi est bien plus attirant que  El Capitan car plus "esthetique"), la classique nord ouest ressemble presque a une escalade de nos alpes, la longueur en plus. Un granite moins lisse, une voie envisageable a la journee en etant rapide, on est donc la dans un style bien different d'El Cap.

Nous tenterons donc la strategie "fast and light", a savoir grimper les 650m de face a la journee. L'escalade s'y fait plutot en libre : 23 longueurs dont 7 d'artif, et quelques passages mythiques comme les cheminees (glurp!) et "thank's God ledge" (=la vire merci mon Dieu...) Tout un programme!

La strategie est assez simple : 

Jour 1 : on accede au pied de la face en choisissant la montee directe par les dalles, sous la face. Des cordes fixes sont en place, il parait que les Rangers les enlevent regulierement (mais n'ont ils rien d'autre a faire?) Je conseille cette approche car en 2h30 on touche enfin la face nord... L'alternative est de prendre le chemin et de faire le tour du Half Dome, mais on met 6 heures.

Ne serait-ce que pour se tenir devant ce mur, cette ballade vaut le coup.

La methode consiste alors a grimper dans la foulee les trois ou quatre premieres longueurs, et a redescendre au pieds. Le lendemain, on remontera ces longueurs aux jumars by night, ce qui est plus rapide que de grimper de nuit.

Juste au depart de la voie, on trouve de nombreux emplacements a bivouac grande classe ou  nous nous offrons une belle soiree avant le grand combat du lendemain.

Un detail tres important : pas la peine de monter vos 10 litres d'eau, il y a une micro source juste au depart de la voie, et une resurgence y remplit d'eau fraiche un trou d'eau de 30 cm de large. Au premier regard, ca ne donne pas franchement envie d'y boire. Dans les faits, l'eau y sort doucement mais surement, fraiche et filtree par des centaines de metre de granite... une sacree economie de poids lors de l'approche. A l'issue d'un ete caniculaire, nous nous y sommes abreuves : je pense donc qu'elle ne se tarit jamis.
Avec nous au bivouac, deux autres cordees de pretendants. Discutez la veille et planifiez votre depart en fonction des intentions des autres cordees. En general, celui qui est arrive le premier (et donc qui a fixe ses cordes) est prioritaire le lendemain. Nous decidons courtoisement de laisser passer une cordee de 3 ricains, qui partirons une heure avant nous.

Jour 2 : Le reveil sonne a 3h00 pour une longue journee, sans nul doute. Certes, on pourrait dans nos alpes envisager 23 longueurs presque sereinement. Ici on y part humblement, car certaines longueurs sont de l'artif pure (et demandent donc beaucoup plus de temps) quand d'autres sont de longues successions de cheminees pour lesquelles nous savons que nous ne savons rien (ou presque) de la maniere dont on y grimpe. Nous sommes donc un peu tendus quand, dans le halo des frontales, nous "jumardons" sur nos ficelles ( 1 par personne suffit car ensuite on ne les utilise plus.)


 Pas de superbes photos de l'ascension, desole!!! L'ombre de la face nord et le petit compact, seul compagnon du voyage, sont difficiles a combiner. Et puis il faut  bien l'avouer : on met du temps a "se poser" (et peut etre alors faire des photos) car pendant tout le premier tiers, je sens une certine tension et la concentration se porte d'avantage vers la progression. La hauteur de la face fait son effet : nous sommes litteralement ecrases.

Nous abordons la succession de cheminees avec une petite apprehension.

Nous nous accordons une petite pause prealable pendant laquelle nous laissons passer une cordee de 2 locaux : ces deux la, dans les cheminees, vont randonner la ou nous couinerons, c'est sur!

Bonne idee : la premiere longueurs de cheminees, sur le topo, passe soit en artif a gauche soit dans la cheminee (reservee au grimpeurs francais vraiment "curieux", dixit Arnaud Petit...) Il existe en realite une variante : commencer par la cheminee ("facile") puis viser une grande boite aux lettre (inmanquable) au fond de la cheminee (bonnes protections). On la traverse pour ressortir sur une dalle a l'exterieur des cheminees, et on rejoint le relais par une bonne fissure a doigts en 5.10b. Je conseille vraiment ca plutot que d'aller couiner dans une longueur d''artif. C'est impressionnant du bas mais ca passe en realite tres bien.





Apres plusieurs longueurs de cheminees plus ou moins difficiles -en tous cas jamais faciles!!!- on a enfin l'impression d'etre dans le timing, en debouchant sur "Big sandy ledge". C'est la que ceux qui bivouaquent s'arretent passer la nuit. Nous y prenons pieds a 15h00, assez contents de notre rythme je dois dire. Plus que 7 longueurs et nous sommes en haut, cela fait deja 12 heures que l'on grimpe.

La suite differera un peu de nos plans initiaux -mais tant mieux!- Devant nous, ca bouchonne severe! Nous avons rejoint une cordee lente qui, partie la veille dans une logique "bivouac en paroi", se traine lamentablement un monstrueux sac de hissage dans ce terrain absolument pas fait pour. En clair : ca bouine severe!

Au dessus, plusieurs longueurs d'artif ou il est impossible de doubler. Nous avons le choix : option 1 on prend notre ticket et on grimpe au rythme lent des premiers. Option 2 on mise sur notre doudoune, le poil d'eau qu'il nous reste, nos 3 barres de cereales et on improvise un bivouac ici. Le choix est vite fait... Si nous continuons, au mieux on sort au sommet a minuit. Si on reste, on passera une nuit perdus au milieu de nulle part et on terminera tranquillement le lendemain. Le choix est assez vite fait : nous nous offrons la suite royale du Half Dome hotel pour nous seuls, avec vue imprenable sur le monde.


Nous passons la une nuit litteralement exceptionelle. La face nord ouest beneficie du soleil du soir dans un festival de couleurs. 1300 metres sous nos pieds, les campings de la vallee nous font de l'oeil. En face, perdus dans les forets, quelques feu de camps s'allument ca et la. Et nous, heureux, assis sur notre vire, nous admirons le spectacle d'un crepuscule magique.

Alors certes, la nuit ne sera pas des plus confortables car ce bivouac est improvise, mais peu importe. Elle reste pour moi parmis mes meilleurs souvenirs de bivouac. Comme un andouille, j'oublie que je dispose d'un mode "camera" sur mon compact... Quel dommage de ne pas avoir filme cette ambiance!

Au petit matin nous nous remettons a l'ouvrage. Les longueurs restantes ne sont pas donnees, majoritairement en artif. Je mesure que d'une part nous avons fait le bon choix la veille car de nuit c'eut ete une autre musique; et d'autre part dans cette artif cotee C1/C1+, je suis desormais assez efficace voire meme rapide, la ou 3 ans plus tot je faisais figure de limace (j'en bavais autant que j'etais lent!)

Nous nous retrouvons donc rapidement devant la mythique "thank's God ledge", vire horyzontale de 15 metres de long sur 30 cm de large, qui permet d'eviter (merci mon Dieu) les gros surplombs sommitaux. Ca serait comme se deplacer en pas chasses sur le banc de la cuisne le nez colle conte le mur, sauf que la on est a 600 metres du sol. Ambiance absolue!
Tellement facile sur le papier. Tellement unique en realite!

On  a beau etre quelque peu habitues au vide, l'exercice ici n'est pas des plus simples. On a beau se dire que c'est seulement dans la tete que ca se passe, il n'empeche qu'il s'y passe plein de choses!!!

On respire fort et on avance!

Au dessus, une derniere longueur d'artif en dalle avec une traversee un poil aleatoire ou, une fois encore, je benis mon micro ballnut!
Encore une longueur, puis nous retrouvons le monde horyzontal, le sommet, le repos. Heureux oui nous le sommes et nous pouvons l'etre. Voici un voyage, un tres beau voyage, de ces voies que l'on parcourt en reve ou quelques fois lors de jounees inspirees.

Plus que jamais, je me dis que beaucoup des barrieres que l'on a en tete ne demandent qu'a etre soulevees... La volonte fait des miracles et l'imagination rend parfois terrifiantes des choses qui ne le sont pas...

Le yosemite propose aussi ce genre de voyages et c'est pour cela que l'on y va. Merci Ju de m'avoir permis de donner corps a ce vieux reve. Un de plus au compteur!!!