lundi 22 mars 2010

Lézarder!


J’aime bien le ski moquette mais ce n’est pas ce que je préfère. Apres moulte dénivelée en transfo, je « sature » un peu. A moins que ce ne soit l’envie de grimpe qui pointe franchement son nez, chaleur et ciel bleu aidant ?




Et oui, après 3 mois d’abstinence pour cause de blessure a un doigt, l’envie est belle et bien la. Difficile de résister à l’appel du soleil qui rechauffe le caillou ! C’est à Presles que nous ferons notre grand retour sur la scène mondiale, et pour une reprise l’ambiance et la raideur de la falaise nous mettent vite dans un bain haut de 280m.




Une classique pour cette première : « Et nous tuerons tous les babas ». Une voie fraichement ré-équipee, de belles longueurs, des pas qui « réveillent » les grimpeurs endormis que nous sommes. Et du soleil, du bon soleil, du chaud soleil qui nous permet de grimper en t-shirt presque toute la voie.


Alors on reprend les bonnes habitudes : visite de rigueur chez Ezio, bière(S), lasagnes, musique… Ceci me fera presque oublier que mon doigt est loin d’être réparé, mince alors. Mais c’était tip top quand meme. Vive le printemps !

Moquette en Valgau

Difficile dans cette inter-saison et après le passage d’une tempête de trouver de la poudre à skier : je n’y crois pas franchement et je préfère les valeurs sures des faces sud de mars. La rive droite du Valgaudemard offre une palanquée de pentes sud, et cela fait longtemps que j’ai envie de m’offrir les grandes pentes ouvertes de la face sud de la Cime du Vallon : 2500 mètres de denivelée de haut en bas, tentant non ?


A combiner -ou pas- avec un séjour au refuge de l’Olan, ceci permettra d’aller skier le joli couloir des sorciers, et d’explorer les couloirs du Banc des Chevrettes (un sud et un est) sans succès pour cause de dégèl capricieux… Dommage pour nous, mais ils restent à skier pour orner le prochain Toponeige « Ecrins sud » …


De la moquette, encore et toujours, un refuge en balcon avec vue imprenable, du soleil à n’en plus finir : la vie est parfois difficile. Je pense aux amis qui skient aux Lofoten, leur vie ne doit pas être simple non plus.

Mais, dites-moi dites-moi, si la moquette est là, c’est donc que le printemps n’est pas loin ? Et si le printemps n’est pas loin, la grimpe ne doit pas etre loin non plus non ?

En pleine lumiere


Lumineux itinéraire… Parfois on peste contre l’effet d’internet, parfois il permet de visiter de beaux coins tenus secrets jusqu’alors. Merci LTA pour l’inspiration initiale. Le Devoluy est rempli de neige depuis plusieurs semaines et je n’y avais toujours pas mis les skis, honte sur eux !


Voila donc un parcours au Grand Ferrand d’un esthetisme réel et d’une originalité terrible. Après les ambiances minérales du De Profundis, la barre était placée haut. Le défi est pourtant relevé par cet intinéraire. Alors certes, on aimerait y faire la première trace, privilège réservé aux locaux il y a quelques années. On se contentera sans problème de la n-ieme trace, l’ambiance est la même.






Entrer dans les gouffres, en sortir, à la montée puis à la descente. Aspirés au coeur du massif, au centre de la Terre, du ski pour Jules Verne. Ou du ski pour Georges Lucas, tellement le Chorum Olympique me fait penser à la « Guerre des toiles » : vous souvenez-vous, dans « Le retour du Jedi » de ce gouffre beant en plein désert où les ennemis de Jabba étaient jetés avant d’y être digérés 3000 ans ? Sans doute avait il du venir par ici avant d’imaginer ces décors.













Nous serons juste digérés quelques minutes, le temps de descendre précautionneusement les étages de cette fusée sans se la coller -prudence quand même-.
Et puis de la moquette, sous ce ciel bleu qui annonce le printemps.








De la moquette, encore et toujours, face à l’Armet dans la combe des Ramays. Simple, efficace vu les conditions nivologiques du moment. Partout des corniches surplombantes, des plaques déclenchées ici ou là : prudence même si le ciel invite à skier partout… Du ski facile, des grandes courbes dans les pentes rechauffées, personne ou presque dans ce coin la des Alpes.




Pour la poudreuse, il faudra attendre, mais une bonne moquette à poils longs de temps en temps c’est bon aussi.