dimanche 20 février 2011

Et un melezin, un!

Quand on est sur place, qu'il neige et qu'on a un peu de temps, l'arme absolue pour se redonner gout au ski est : le melezin.


Le melezin, a l'inverse de son cousin chartrousin, a la delicate attention de pousser "aere". Il offre donc un terrain de jeu ideal lorsque, les jours de gris blanc, le skieur se desole de ne pouvoir tracer en hauts lieux sous peine de skier a l'aveugle.


Choisissez donc une pente, reguliere, plantez-la de melezes, posez-y de la fraiche, lachez y quelques skieurs rendus taquins par un hiver sans neige, et attendez de voir ce qu'il s'y passe. Ajoutez y une luminosite toute Samivelienne, et vous aurez la les ingredients d'une partie de pur plaisir d'un ski en foret comme seul le Queyras en reserve.


Les pentes nord ouest de l'Eypiol se pretent magnifiquement a ce petit jeu. Lorsqu'en plus on les rejoint depuis le col de Gilly, moyennant 2 remontees mecaniques empilees, ca donne une premiere descente plein nord de 500m., puis depuis Valpreveyre une ou n montees/descentes a l'Eypiol dans cette incroyable foret. Une piste puis une navette (au Roux) se chargeront de rapporter tout ce petit monde a Abries.



Bref, de quoi reprendre gout aux choses de la glisse, en esperant que cet episode neigeux s'attarde aussi sur nos massifs. En tous cas cote enneigement, rien a voir entre le Queyras et les pauvres lambeaux de neige iserois. Ici on skie, pour de vrai!

C'est donc ca le ski???

On avait tout oublie : ce qu'est une montee tranquille au soleil, ce qu'est de descendre dans la poudre legere, ce qu'est passer une journee en montagne sans trop surveiller l'horaire, ce qu'est de prendre le temps de divaguer... C'est aussi pour ca que le ski c'est si bon. L'alpinisme, ca va un temps. Mais n'etant pas des brutes, il faut savoir dire stop. Les amis, le soleil et la fraiche etant dans le Queyras, ca fait trois tres bonnes raisons d'aller y rechausser les skis.


Et puis comme du coup on y est a deux voituresm on peut laisser libre cours a sa fantaisie : et c'est parti pour une grande et longue chevauchee entre St Veran et Abries. A chaque fois, montee au soleil en sud, descente en poudre en  nord. Simple non? On joue ainsi a "saute vallee" a trois reprises.


Il faut quand meme ruser un peu : tel le renard dans la neige fraiche, nous laissons nos traces la ou le manteau neigeux nous semble stable. Ainsi par deux fois, la descente escomptee ne se fera pas, les conditions en nord nous semblant limites des que la pente se redresse.


Qu'importe, les vallons sont larges, il y a de place dans les pentes plus douces, en securite.


 


Voici une tres belle chevauchee, de vallee en vallee, qui au depart de St Veran (avec la benne) amene a quasi 3000 metres de denivellee negative et plus de 20 km de traversee : Chateau Renard (couloir nord), Pic du Fond de Peynin, col de la Lauze ( en remplaceent d'une Querlaye nord) puis melezes jusqu'a Abries.  Tout ca en poudre alors qu'en Dauphine on skie sur les cailloux...

Un petit final chez JP au gite de "L'Ancolie bleue", ou les soupes, quiches et autres poules au pot auront finalement raison de nos ventres affames. Rien a redire!