samedi 29 décembre 2012

La Grande Journee des papas


Pas facile de résister : résister au ciel bleu, résister à la poudreuse quasi omniprésente. Partis pour des combes nord, l'appel des versants ensoleillés se fait plus fort que tout. Ce sera donc du tricotage autour de la Grande Journée.


Moi je suis sur place, Sebastien fait un peu de route. Puis ce sera face sud : trois traces nous précèdent, et malgré la chaleur annoncée, la poudre est toujours légère.
 

Dans les grands déserts blancs, nous refaisons le monde. En cette fin d'année, avouons qu'il est plus que temps... Pour 2012, c'est quasi fichu!


Première goinfrade en face nord. Pas une trace, poudre légèrement densifiée par le vent, un régal. Une buche de noel.


Stopper au bon moment, puis 20 mètres de traversée plus tard, une petite arête basculée et hop, rebelotte au soleil cette fois en versant Est. Sébastien décide de lâcher les cuisses : entre ce premier virage et l'extrémité supérieure de la coulée visible au fond ... pas un stop. S'arrêter c'est tricher. Peu enclin à enfreindre la règle, je lâche les cuisses moi aussi.
 
Le premier papa -qui fait de la route- s'arrêtera là et plongera ensuite jusqu'à la voiture. Le deuxième papa, celui qui habite là, en reprendra pour 500 mètres de peaux donnant accès à 1200 mètres de poudre vierge dans la lumière rasante de la mi journée.



Et puis, fissa, remontée en face en voiture cette fois vers le plateau de skating pour que tout le monde puisse profiter du soleil radieux de cette belle journée.

vendredi 28 décembre 2012

Ni trop haut, ni trop bas

Trop bas, c'est un marécage. Trop haut, c'est tout plaqué.
Entre les deux, ça doit passer.


Les stigmates de la mousson de la veille sont encore visible, mais ce serait sans compter sur le refroidissement nocturne qui a recouvert la misère d'une belle couche de poudre.


On joue a saute-chalets, un jeu très répandu en Beaufortain. Cath baptise son matos tout neuf, on sent que noël est passé par là.


Comme prévu, plus on monte et plus c'est bon. Les nuages se déchirent, mais deviennent un tantinet taquins dés lors que nos peaux sont rangées dans le sac.


Pffffiut. Direction le feu de cheminée.