dimanche 10 février 2013

Caillante!

Quelle idée d'aller a 3000?!?
Peut être parce que c'est exposé sud? Peut être parce qu'en sud il y a encore et toujours de la poudre? Peut être parce que c'est à 5 mn. de voiture? Le Bréquin nous tend ses pentes.

Des conditions arctiques, à coup sur, et une ambiance autant glacée qu'irréelle entre brumes et flocons.


Pas grand monde dans le bled, ici nous sommes loin des foules urbaines.


Plus nous montons, plus le froid se fait mordant. 
Lorsque l'on en est à monter avec la doudoune sur le dos, c'est un signe.


Lofoten?


Sommet sud du Mont Bréquin. 
Nous ne visons pas le sommet ce jour, trop de vent, mais une petite brèche entre le sommet et l'antécime sud. Le vent a conféré aux lieux une atmosphère toute "estivale".


Notre récompense sera oeuvre du vent : une petite congère aux pieds des rochers, plus un souffle d'air, on se prendrait presque à musarder. Inespéré. 

Bien évidemment, les 4 qui nous suivaient et qui pensaient que notre trace les emmènerait au "vrai" sommet sont tellement déçus qu'ils ne peuvent s'empêcher de venir se coller a 2 mètres de nous... Grrrrr!


Plutôt que de mordre, nous bloquons les talonnières, c'est au moins aussi efficace. Tagazou dans la pente, c'est parti pour 1700 mètres. 
Non content de skier de avec Ju, je la "surveille" du coin de l'oeil. Je fais bien : la tache blanche qui lui orne le bout du nez est le signe des morsures du froid : gelure. L'avantage de faire de la montagne en couple c'est que le dégivrage ne connait pas de tabou : en bouche! 
Vous m'imaginez embrasser le nez d'un pote? Insoutenable!


Plus bas, la ou le vent se calme, nous nous offrons juste du grand ski facile entre les bosquets... 
Au printemps pour les morilles, à l'automne en vtt, l'hiver en ski, ces anciens alpages sont tout simplement merveilleux.


Il est temps de rentrer retrouver mistinguette. Un grand merci a palou et malou ;o)
Pour moi il est temps aussi de retrouver mes doigts : la photo dans ces conditions, ça laisse des traces.