mardi 12 mars 2013

ça devait bien finir par arriver

Le bruit des carres sur une neige non poudreuse, ça devait bien finir par arriver... L'hiver a été (est) tel que j'avais oublié que la neige pouvait aussi avoir une consistance presque solide. 
C'est la réflexion que je me fis il y a quelques jours, ce qui est raisonnable pour un début mars.

Je ne devais pas être seul ce jour là, et puis notre inexpérience à certaines Hautes Fonctions en décida autrement.
 Un peu triste mais décidé à profiter des conditions, j'imagine une virée ou je pourrais monter au soleil tout en skiant de la froide et non tassée en descente : sacré challenge après X jours de ciel bleu et X jours de vacances où les hordes de skieurs tracent a tout va. Il faudra faire de la distance et skier un peu de raide : deux conditions qui sélectionnent un peu.




Première benne à Arêches, montée fissa au Grand Mont puis plongeon en face sud, là ou mes carres crissèrent leur premier bruit de l'année. Je vise en face, ce sera forcément froid, et très certainement non tracé.


Plus je m'approche de l'entrée convoitée, plus je me dis que mon choix est le bon. 
Zéro trace depuis belle lurette. 
A l'entrée du bazar, c'est le gros jackpot ! Il sera pour moi... Je n'ai qu'à suivre mes planches.


Arrivé en bas, alors que je repeaute, je n'entends même pas arriver David. Il s'arrête a coté de moi, on se salue, l'un et l'autre étonnés de croiser quelqu'un dans ce sauvage vallon. 
Il vient de skier la face qui borde mon couloir. 
On distute, forcément : David est pisteur à Areches, en congés aujourd'hui, et prévoit de boucler par un remontée à Riondet puis descente sur St Guérin.


Moi j'ai autre chose en tête, certainement moins tracé, et du coup il se laisse convaincre de me suivre. Remontée bouillante en face sud du Dard, avec en arrière plan notre descente précédente.


Arrivés en haut du Dard et vidant les quelques gorgées salvatrices qu'il nous reste, nous basculons en versant ouest. Je m'attendais à du plus froid, et nous oscillerons entre contre pentes nord en poudre et contre pentes sud en transfo.
 

David, qui n'avait pas prévu d'être là, à la gentillesse de se plier à mes caprices de photographes. 
Pour cette image, il lui en coutera une monstre gamelle à l'arrière d'un rocher traitreusement dissimulé et un quasi enfouissement dans la coulée déclenchée. 
David, si tu lis ce post, laisses moi un message : tu mérites bien ta photo ;o)


Une légère traversée permet de rejoindre un petit collu judicieusement placé :  de vastes prés nord ouest encore et toujours vierges en guise de dessert, alors que le massif est criblé de traces en tous sens. Contrat rempli : du soleil et de la neige froide sans trace. Il ne manquait que...