jeudi 25 avril 2013

Plus fort que l'Alaska entre amis...

...une Croix de Chamrousse en famille!


Crépuscule, pleine lune montante, douceur, moquette, Lilouenn, Ju.
8ème et dernière "rando" de l'hiver pour Lilouenn, qui malgré ses 9 mois affiche déjà quelques courbes au compteur.
Vivat!

dimanche 21 avril 2013

Planter le décor

 L'Alaska...Tout un programme.
C'est loin, très loin tout là-bas. Nous avons tous en tête des images et des noms qui fleurent bon le grand ski. "Valdez" est de ceux-là. L'Alaska est un territoire immense, désert et ses montagnes sont en très grande majorité inaccessibles.
Énormes, gigantesques, à perte de vue.

Une ou deux routes et c'est tout.
Quelques lieux "prestigieux" de dépose en avion vers le Denali et ses voisins, ou vers le Saint Elias et Logan. En dehors de ça, rien.
Rien de chez rien.

Une météo capricieuse : les dépressions entrent du pacifique et pissent tout ce qu'elles peuvent sur la chaine côtière. D'où les quantités de neige gargantuesque, à Valdez par exemple.


Ce pays peut mettre les nerfs du skieur à rude épreuve. De la neige, sans discontinuer, alors qu'on est à altitude zéro. C'est l'intronisation, l'étape obligatoire.
Le ciel bleu en Alaska a quelque chose de louche...

 

Whittier, Valdez, même combat : nichées au fond d'un fjord, nous ne les aurons aperçues que sous la neige. Des quantités pharaoniques en cette fin d'hiver, et des chutes encore et toujours.
Sur le talus des routes, plus de 3 mètres tassés de l'hiver.
Mais combien neige-t-il en cumulé?!?

Ancienne base sous-marine ou cité pétrolière, on est ici assez loin des cartes postales vendues par les marchands du temple free-ride.


A la différence de l'héliskieur, cloué au sol par le moindre nuage, le proloskieur n'hésite pas à mettre les spatules dehors même par gros temps. 
Suffit de trouver la forêt. Gavée.


 Dans les pentes surplombant Whittier. Tant pis pour la vue.


 Ici quand le ciel est bas, il est bas.
Tout devient austère. Je pense aux pionniers. Les fous!


 On trouve même le Chamechaude d'Alaska. 
Seule la forme des arbres diffère.


L'épaisseur de neige aussi.
Nous n'avions jamais joué a saute mouton sur des édredons de poudre.
C'est finalement assez simple : tout droit!


Des vallées, des montagnes, encore et toujours. La complexité du ski de rando en Alaska réside dans le fait que non seulement il n'y a quasiment pas de routes, mais en plus les montagnes sont souvent séparées de celles-ci par d'immenses plaines de foret impénétrables. 
A moins de s'appeler Mike Horn, il faudra donc choisir les lieux appropriés. Il y en a.


Le nord a beau ne pas être loin, nous restons attirés par l'essentiel. 
Un petit caf' face au fjord, dans ce bistrot du bout du bout de monde a Hope?


 L'essentiel disais-je?
Prendre un appui avant de décoller, sinon c'est l'apnée...

Mais alors, ne voit on donc jamais le soleil et les montagnes dans ce satané coin du globe?
La latitude a beau être élevée, on n'est pas ici sous les beaux anticyclones du printemps arctique. 
Le patron ici, c'est le Pacifique.

Mais ces montagnes ont le charme de ce qui se mérite.
Après ce round d'intronisation, le décor pouvait enfin s'ouvrir. 
Tant pis pour le fjord de Valdez qui sera resté baché. Vive le Grand ski de Thompson Pass et d'ailleurs.