samedi 12 avril 2014

Une fausse dernière

Celle-ci je pensais que pour moi ce serait la dernière de la saison. 
C'était sans compter sur la force de l'imprévu ;o)

Néanmoins, j'en ai profité en tant que telle. 
Une journée ensoleillée avec Oliv et Jo, de la belle neige, une sympathique rencontre au sommet, du ciel bleu. 
Ce jour là, le bonheur était du coté des Grands Moulins.


 Je n'étais pas remonté là haut depuis une paire d'année.
Forts des contraintes de timing du jour, ce sommet là était parfait. 
Proche, bien exposé pour garantir la bonne neige, propice à de nombreuses variantes...


Dans la solitude d'une fin de semaine, nous poussons le vice pour nous perdre un peu plus que l'itinéraire "normal" ne le propose. 
Une petite combe suspendue venant du Rognier nous accueille, bucolique à souhaits.


 Fin de la variante, nous rejoignons la classique nord-est, et retrouvons une trace raide comme on les déteste...


Pour faire joli dans le paysage, nous restons dans la trace. 
Au fait : depuis la fin de la forêt et le début de l'orientation nord-est de ce beau versant, la neige est poudreuse...


Après avoir fait un brin de causette dans le vent froid du sommet, après que les 5 gars rencontrés là haut se soient tous jetés dans le couloir nord, il nous reste a nous jeter dans la nord est qui n'attend que nous. 
Magnifique ski dans la popo  dans les couloirs du haut. 
Curieux de voir 5 skieurs se suivre dans un même couloir alors qu'à une longueur de ski un versant vierge offre sa neige froide a qui la veut bien.

Mystère...mais tant mieux pour nous.


Et ça durera, et ça durera encore...

mardi 8 avril 2014

La force de l'imprévu

Je m'étais levé résolu à devoir aller m'allonger sur une table d'opération et me faire charcuter la cheville en souvenir de ce bon vieil accident de 2008. La joie au coeur, bien entendu. Et puis l'imprévu s'est chargé du reste. Le soir, je me couchais la cheville toujours "intacte" mais un nouveau né, mon fils, entre les bras. Un deuxième schtroumpf était né, la cordée est ainsi formée.


Entre le lever et le coucher, une aventure hallucinante, celle d'un accouchement entre nous, chez nous. Une aventure qui me fait réviser la notion "d'engagement" chère à nos pratiques de montagnards plus ou moins aventuriers. J'ai vu un engagement que je ne connaissais pas, qui n'a rien à envier à ce que j'ai pu considérer comme "engagé" dans mes journées les plus folles à humer l'air pur des lieux reculés. J'ai vu ce que c'était que de se battre pour parvenir à ses fins en quittant volontairement la "voie normale" pourtant bien plus facile, à l'image de cette difficulté si possible assumée que s'impose tout alpiniste un peu volontaire. Une ouverture. Une ouverture qui n'aurait pour autre objectif que de tracer une voie qui mène au don de Vie. Quel objectif! Quel engagement! Quelle force! Bravo ma Ju et vive la Vie.