mardi 19 janvier 2016

Crépuscules

Je ne fais plus souvent de photos "par la fenêtre" depuis qu'on habite Meylan : 
la vue s'y prête moins qu'à St Ismier (voir qu'à Bernin, hein Lionel?!) et puis j'ai moins le temps aux heures les plus propices.

Mais là c'était trop beau.
5mn à pieds me posent sur un imprenable belvédère depuis lequel le Grand Pic se dresse en majesté.
Un peu de matériel, un peu de patience, et clic!




Bonne nuit les petits.

lundi 18 janvier 2016

Pow pow in the cheese factory

Avec un fort risque nivologique, un temps médiocre, une envie de poudre, il existe en ce bas monde quelques valeurs sûres auxquelles il est parfois bon se référer.
Et tant qu'à faire de se goinfrer, autant ne pas se goinfrer seul ce serait indécent.
Lio et Mick seront du voyage.


60cm à 1000 mètres, bienvenue à Beaufort,
bienvenue dans "mamontagneàmauvaistemps" (qui soit dit en passant passe aussi très bien sous le soleil), beau belvédère boisé et pentu à souhait où les effets de masses générés par notre ami google n'ont encore que peu frappé.
Touchons du bois de madrier.


Il neige au départ, il neigera pendant, il neigera à l'arrivée.
Journée grise, journée humide, journée en brasse coulée.
Pour valider que l'on est bien en Beaufortain, un impératif : skier d'abord entre les chalets. 
Etape obligée de toute bonne sortie qui se respecte.


Nous montons dans mes prés à Coulemelles, dans ce qui pourrait ressembler aux ambiances japonaises de l'après chute sans vent. 
Qui a parlé de tempête et de vent violent?


Ici, tout est ouaté à merveille.


On opte pour une boucle plutot que de remonter pleine pente : trop de neige, trop de brassage.
Ici à seulement 1700m, on mesure 120 bons cm.


Même nos amies les arcosses n'en reviennent pas : elles n'ont pas eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait. 
Profil bas pour tout le monde.
Sauf pour nous, of course. 
Arrivés à une crête qui marque la fin de la partie boisée, nous décidons de ne pas aller plus haut, aucun intérêt.
En dessous par contre, c'est une autre histoire. 
La trouée magique est là, juste à gauche...

J'ai beau planquer le Reflex sous ma veste, il aura du mal à rester étanche pendant la descente, tout comme nous d'ailleurs. 
Que le dieu de la poudre me pardonne la piètre qualité des clichés qui suivent : viseur embué, neige sur l'objo, bref, j'ai mitraillé à l'aveugle façon smartphone. 



On nage.


On plonge.


On hurle.


On coule.


Et on se pose sur un balcon pour se boire un thé brulant.
Encore une journée si ordinaire.
On a pas des vies faciles.