samedi 23 avril 2016

Voir Haines et mourrir

Haines, AK...
Ce nom on le connait, même sans être héliskieur ou champion du monde de freerideredbullcontestmachin.
Avec Valdez, Haines fait partie de ces Mecques du ski que les as du marketing ont transformé en fantasme.
A tort ou à raison?

Autant la cité de Valdez ne m'a pas donné envie d'y rester, autant Haines...
Il y flotte là-bas un petit parfum norvégien qui n'est pas pour me déplaire et qui m'a rappelé les bleds croisés à Lyngen il y a longtemps. 
L'Alaska en plus.
Les montagnes ahurissantes en plus.


Nichée au fond d'un fjord, Haines vit au calme. 
Les hélicos? Tout juste 5 ou 6 posés à 15 km de là.
Les ferries? non, pas ici... Haines a dit non et du coup c'est Skagway, en face, qui voit se déverser en été jusqu'à 10000 touristes par jour venant ici achever leur voyage depuis Vancouver.
On imagine ce que ça peut donner...


 A Haines on a préféré garder un petit port de plaisance, pour les quelques vrais marins qui naviguent dans ces eaux froides à la voile.
J'adore. Sans doute quelques réminiscences de mes gènes bretons.


Des drisses, des poulies, des saloon...


... et des skis...
Ahhhhh, les skis de Haines...
150 paires sortent chaque année de cet atelier.
Du bois, des essences locales, l'amour du travail bien fait. Un travail d'artiste.
J'en ai tenu une paire dans mes mains, j'ai failli craquer... failli, failli, failli seulement...mais les références et contacts sont pris :
un jour j'aurai une paire de ces merveilles aux pieds, c'est dit!



De quoi passer des jours heureux, tels l'aigle au bord de l'eau.


Je crois que je me verrais bien louer un cabouin ici, et passer une année, à vivre.
Tout simplement.

Ah oui, parce que ce dont je n'ai pas parlé, c'est ce qu'il y a "derrière" Haines...
Comment dire? Comment vous dire?

Oh, et puis non...
Trois fois rien.

(cliquez pour voir plus grand)

lundi 18 avril 2016

White Pass, Haines Pass, a couple of memories

Dans les destinations du Grand Nord, celle-ci figurait dans la "ToDoList".
L'amateur d'hélico ne retiendra que ce nom : Haines
L'amateur de montagnes et de terres australes fantasme à la simple évocation de Whitehorse, haines Pass, WhitePass, Haines Junction et tant d'autres lieux qui fleurent bon, ne serait-ce qu'en les lisant sur une carte.
Le Logan tout proche y est sans doute pour quelque chose...

Hésitant à ne partir qu'à deux après l'annulation contrainte de notre cher Michel, Ilario et moi ne pouvons nous résoudre à rendre notre billet. 
Allons y donc, et on verra bien. 
A deux, forcément, on s'adapte. Si le ski n'aura pas laissé de souvenirs impérissables en raison d'une météo toute Yukonesque et surtout d'un hiver, là bas aussi, affreusement anormal, nous aurons largement compensé par d'autres choses. Plus savoureuses encore.
Grand Merci a Claude de nous avoir ouvert les portes de son domaine, et les portes d'une camaraderie aussi inattendue qu'inoubliable


Un Aperçu de Haines Pass, à une heure au nord de la mythique Haines.
Du plat de part et d'autres de la route, et puis des montagnes à n'en plus finir.
En mars en théorie, tout est blanc et poudreux. 
Cette année non : les conditions sont déjà printanières


Le privilège de ceux qui vont vers les autres : une nuit dans une cabane de rondins dans la forêt, comme dans nos bouquins de mômes.


 ... le jaja en plus : quand un frenchie et un petit gars du Nouveau Brunswick se déplacent, ça n'est jamais sans munitions. L'ours des bois n'est pas loin.


Le régime de la quinzaine étant annoncé d'entrée, il nous faut donc bruler des calories quotidiennement, sous peine de rapatriement d'urgence.


Il faudra s'habituer au gris et au jour blanc.
Sacré contraste avec des soirées hautes en couleur.

La constante des conditions météo dans le coin c'est le vent du sud, qui entre depuis le pacifique; aussi trouve-t-on toujours systématiquement des meringues plus ou moins géantes en haut des faces sud, et des corniches béantes surplombant les faces nord.
Prudence donc.


Ici une corniche miniature de quelques mètres de haut.
Dans ce cas là on s'autorise à la titiller.


 Quand le soleil est joueur, on joue volontiers avec lui.
En théorie mars est un mois a peu près stable nous disent les locaux.
Cette année, pas de bol...Mais on skiera tous les jours quand même.


Ma foi il y'a pire comme cadre.

Andrew se promène sur la crête des Two sisters, profitant d'une éclaircie inespérée.


Plongée dans les meringues


 Et prudence aussi : sans téléphone satellite, ici on est à peu près seuls.


A noter : Haines Pass se prête excellement bien au Kyte : soit sur les lacs gelés de part et d'uatre de la route, soit pour les vrais en remontant les grosses bosses au-delà de ces mêmes lacs. 
Je n'avais pas fait de kyte depuis le groenland en 2008 et j'avoue que tirer des bords skis aux pieds est vraiment plaisant -quand le lieu s'y prête bien entendu-.


Sortir des brumes.


Ou y replonger doucement, c'est selon.


Haines Pass pleasure


Andrew fait parler les 4front...


... pendant qu'Alain fourre le chien à coups de Zag


L'ambiance des sommets est toujours un peu patagonienne.
Avec parfois de sacrés combats pour franchir les 10 derniers mètres meringués.


Un camp de base mythique : la green shack de Haines Pass.
A fréquenter les nuits du week-end de Pâques uniquement.


Autre spot du coin : White Pass
Visibilité ne dépassant pas 50 mètres à l'aller, nous y repasserons avec bonheur au retour.


Avec bonheur vous dis-je, et bien accompagnés.


Et puis même si ça arrive trop tard, un dernier jour de grand bleu ne se refuse pas.
Histoire de cerner la dimension du lieu et de ses alentours. Plus tard je posterai des photos de "grosses" montagnes, et vous comprendrez.


Aller au Yukon pour faire de la moquette, c'est pas banal mais ça fonctionne aussi.


Moquette meringuée à poils drus, AOC Yukon.


Un aperçu des montagnes de White Pass; on aimerait 15 jours d'affilés de ciel bleu pour en profiter pleinement.
Ou alors, c'est ce qu'à fait Claude, quitter le Grand Bornand pour s'installer a WhiteHorse.


Allez, restons sur ce potentiel de fous, ces montagnes magnifiques et ces souvenirs à n'en plus finir.
Encore une découverte d'un magnifique coin.
Un de plus.